Tome I, page JG8. (L'amour des livres
Avant le paragraphe relatif à Frédéric le Crand (1712-1786), ajouter :
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), dans une lettre à Voltaire (lettre du 10 septembre 1755 : Œuvres complètes de J.-J. Rousseau, t. VII, p. 15; Paris, Hachette. 1804), fait, en ces termes, l'éloge des lettres : « Si les lettres étaient maintenant anéanties, je serais privé du seul plaisir qui me reste. C'est dans leur sein que je me console de tous mes maux; c'est parmi ceux qui les cultivent que je goûte les douceurs de l'amitié, et que j'apprends à jouir de la vie sans craindre la mort. Je leur dois le peu que je suis.... »
Et Diderot (1715-1784), déjà cité dans notre chapitre sur « l'Amour des livres et de la lecture » (t. I. p. 149) : « ... Ces auteurs qui charment si puissamment nos ennuis, qui nous ravissent à nous-mêmes, à qui Nature a mis en main une baguette magique dont ils m nous touchent pas plus tôt que nous oublions les maux de la vie, que les ténèbres sortent de notre àme. et que nous sommes réconciliés avec l'existence, sont à placei entre les bienfaiteurs du genre humain. » {Lettres ù Mlle Volaiul. XLIX, 51 octobre 1760: Mémoires, Corret pondanec... de Diderot, t. I, pp. 105-194: Paris, Four nier et Garnier, 1841.) « ... Moi qui lis les ho m met comme les auteurs, et qui ne charge ma mémoire qui des choses bonnes à savoir et à imiter. » (Op. cil; CVII1 4 octobre 1 707, t. 11, p. 101.)