‹ Le livre (volume 2)Chapitre 170 sur 322 · Tome I, page 245 (246), note 2. (Prédilections · texte numérisé non relu

Tome I, page 245 (246), note 2. (Prédilections

Voir un très bel éloge de La Fontaine dans Nisari Histoire de la littérature française, t. III, p. 132 : « Lî Fontaine est le lait de nos premières années, le pain d< l'homme mûr, le dernier mets substantiel du vieillard. C'est le génie familier de chaque foyer.... Celui qui n'a que deux ouvrages dans sa maison a les Fables de La Fontaine. »

Et M. de Bonald [Pensées sur divers sujets, p. 259 Paris, Adrien Le Clère, 1817) : « Notre poète le plus national est La Fontaine, parce qu'il parle une langue que nous seuls entendons, la langue naïve, la langue innée, si je peux le dire, et que les étrangers ne peuven savoir que la langue apprise.... »

On se rappelle aussi et surtout l'opinion émise pa La Bruyère sur La Fontaine, dans son discours d< réception à l'Académie (à la suite des Caractères, p. 458

édit. Hémardinquer; Paris, Dozobry, 1849) : « ... Il instruit en badinant, persuade aux hommes la vertu par l'organe des bêtes, élève les petits sujets jusqu'au sublime; homme unique dans son genre d'écrire; toujours original, soit qu'il invente, soit qu'il traduise; qui a été au delà de ses modèles, modèle lui-même difficile à imiter. »

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