‹ Le livre (volume 2)Chapitre 18 sur 322 · Id.. op. cit., p · texte numérisé non relu

Id.. op. cit., p

5. Id., ibid. William Blades (op. cit.. pp. 78 et suiv.) mentionne un genre de teignes, YŒcophora (olxoç, maison; çopô;, qui porte) et spécialement Ycecophora pseudospretella. comme très nuisible aux livres. A propos des teignes, je trouve, dans le Magasin pittoresque (février 186-i, pp. 71-72), la très intéressante et humoristique description suivante : « ... Mais si la teigne vous fait horreur parce qu'elle détruit vos vêtements, admirez un peu, je vous prie, son industrie. Voici un ver (chenille vermiforme) à peau nue et tendre: rien ne le protégerait contre les intempéries .de l'air si, pour se couvrir, il ne savait pas se fabriquer lui-même un habit. Cet habit est un petit fourreau cylindrique, ouvert aux deux bouts: les poils que la teigne coupe avec ses outils naturels en forment le tissu. Mais, comme elle grandit et qu'elle ne; quitte point son habit, il faut nécessairement l'allonger etj l'élargir. L'allonger n'est pas ce qui l'embarrasse le plus elle n'a pour cela qu'à ajouter de nouveaux poils à chaque]

PTINUS FUR Ptine voleur

(longueur :O™001 à Om.002)

TINEA TAPEZELLA

Teigne tapissière

Insecte parfait (longueur : Om,010à 0T015)

Larves

PERIPLANETA ORIENTALIS

Blatte orientale ou des cuisines

(longueur : Om,OlO à Om,030)

Les Blattes (orthoptères : op86ç, droit; irrcpov, aile) qui portent aussi, et suivant les localités, les noms de cafards, de cancrelats, de ravets, etc., sont des insectes bien connus, vivant dans les maisons, principalement dans le voisinage des cheminées et des fours, et dont une espèce a même reçu le nom de blatte de cuisine (Periplaneta orientalis, blatte orientale ou des cuisines).

Durant le jour, la blatte demeure cachée dans les crevasses des murs, les jointures des boiseries, etc., et, dès que la nuit est venue, se met à la recherche de sa nourriture. Elle est très facile à effrayer et le

bout. Mais l'élargir, c'est une autre affaire; et ici nous ne saurions nous y prendre mieux : elle fend le fourreau des deux côtés opposés, et y insère des pièces d'une longueur requise. Mais elle se garde bien de le fendre d'un bout à l'autre : les côtés du fourreau s'écarteraient trop, et elle se trouverait à nu; elle ne le fend de chaque côté que jusque vers le milieu de sa longueur : au lieu de deux pièces, elle en met donc quatre. L'habit est toujours de la couleur de l'étoffe sur laquelle il a été taillé. Si l'étoffe est bleue, l'habit sera bleu; et si, grossissant, elle passe sur une étoffe rouge. puis sur une étoffe jaune, verte, etc., les pièces ajoutées seront rouges, jaunes, vertes, etc. La teigne se fera ainsi un véritable habit d'Arlequin. Les poils qu'elle emploie pour se vêtir lui servent aussi de nourriture. Et, chose curieuse, les couleurs ne sont point altérées par la digestion : ses déjections, en globules, sont d'une aussi belle teinte que celle des draps qu'elle a dévorés. Dès que la chenille a achevé le fourreau où elle doit se métamorphoser en papillon, elle l'attache par les deux bouts à l'étoffe où il se trouve; elle l'y fixe si solidement par une multitude de petits cordages qu'il faut renoncer à l'espoir de l'en détacher par la brosse et des coups de baguette.... »

moindre bruit la fait fuir. La taille de la blatte varie, selon les espèces et selon les contrées : de dix à vingt millimètres chez nous, elle atteint et dépasse en Amérique trente millimètre-.

« Les blattes sont si communes dans les maisons de campagne du Brésil, que personne n'y fait attention, raconte le naturaliste Herbert Smith1. Elles ont la désagréable habitude de s'introduire dans les meubles et de détériorer les livres, les chaussures et parfois même les vêtements. Là où l'on a placé du papier à tapisser, celui-ci est bientôt déchiqueté en morceaux par les blattes, avides surtout de la colle de pâte qui est en dessous. Mais, à Corumba, sur le Paraguay supérieur, j'eus l'occasion d'observer les blattes dans un nouveau rôle. Il y avait, dans la maison où nous étions logés, une douzaine d'enfants environ, et chacun d'eux avait les cils plus ou moins rongés par une grande espèce de blatte brune, qui est l'un des insectes les plus communs du pays. Les cils étaient enlevés irrégulièrement et, dans quelques places, absolument à fleur de peau; comme ces enfants avaient, de même que la plupart des Brésiliens, de très longs cils noirs, cette défiguration leur donnait un aspect très bizarre. Cctte affection était limitée aux enfants; je suppose que cela tient à ce fait que, leur sommeil étant plus profond, les insectes ne sont jamais dérangés dans leur

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