‹ Le livre (volume 2)Chapitre 19 sur 322 · Ap. Hollbert, op. cit., pp · texte numérisé non relu

Ap. Hollbert, op. cit., pp

travail. Plusieurs fois ma femme et moi avons nousmêmes chassé des blattes de dessus notre visage pendant la nuit, mais sans nous en préoccuper davantage. Ces animaux rongent aussi quelquefois les ongles des doigts de pieds1.... »

Mais le plus terrible insecte ennemi des bibliothèques est, sans conteste, le Termite, vulgairement appelé fourmi blanche, qui appartient à l'ordre des

1. Encore un témoignage relatif aux blattes ou ravets : « Un aimable écrivain ignoré, comme on en rencontre tant parmi nos vieux voyageurs du xvir siècle, le Père du Tertre, si bon observateur, et qui est mis sans hésitation par Chateaubriand à côté de Bernardin de Saint-Pierre, nous dit en quelques mots ... ce que lui, pauvre missionnaire, a eu à endurer de cet ennemi éveillé sans cesse pour la destruction, et que les siècles n'ont pu diminuer. « Les ravets, affirmet-il (dans son Histoire générale des islcs de Saint-Christophe, de la Guadeloupe, de la Martinique et autres dans V Amérique: Paris, 1654, in-4), sont certains petits animaux semblables à des hannetons dépouillés de leurs plus dures ailes, mais un peu plus plats et plus tendus. Il y en a une si grande quantité dans la Guadeloupe que je ne crois pas qu'il y ait une île, dans toute l'Amérique, où il s'en trouve un si grand nombre, au moins dans celles où j'ai été: je n'en ai jamais tant vu. Ces petits animaux font beaucoup de tort aux habitants; ils sont à milliasses dans les coffres, si on ne les visite quasi tous les jours. Ils mangent la cassave, la viande cuite, crue et même salée: mais surtout ils nous font beaucoup de tort dans nos bibliothèques, où ils sont perpétuellement à ronger les livres qu'ils gâtent entièrement. » [Le Magasin pittoresque, mai 1878. p. 1 47, les Ennemis des livres.)

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