‹ Le livre (volume 2)Chapitre 21 sur 322 · Cf. HOULDEnT, Op. rit · texte numérisé non relu

Cf. HOULDEnT, Op. rit

2. Brehm. Merveilles de /" science, les Insectes, t. I: édit. française par J. Kûnckel d'Herculais. (Paris. J.-P>. Baillière, s. d.)

3. Paris, Charpentier. 1854. 2 vol. in-18. Sur les termites, voir aussi le Magasin pittoresque, avril 1866, pp. 113-11.'..

sentant des espèces de casles, s'acquittent de fonctions distinctes. Les mœurs singulières de ces insectes, mœurs qui les rendent si redoutables, oui donné lieu à bien des fables. Peut-être faut-il voir des termites dans ces fourmis qui, au dire d'Hérodote, habitaient le pays des Bactricns, et qui, plus petites qu'un chien, mais plus grandes qu'un renard, mangeaient une livre de viande par jour. Retirés dans des déserts de sable, ces insectes gigantesques se creusaient, disait-on, des demeures souterraines et soulevaient des collines de sable d'or que les Indiens venaient enlever au péril de leur vie1.... »

Et, après avoir conclu par cette fine et juste remarque, que, « en fait de merveilleux, la nature dépasse presque toujours ce qu'a rêvé l'esprit humain, » A. de Quatrefages poursuit :

« Comme la très grande majorité des insectes, les termites sortent d'un œuf, et, avant de revêtir leurs formes définitives, doivent subir des métamorphoses. Dans toute termitière, on trouve à la fois des larves, des nymphes et des insectes parfaits accompagnés d'un nombre immense de neutres. Chez les abeilles et les fourmis, ce sont ces derniers qui jouent le rôle d'ouvrières; chez les termites, ils remplissent les fonctions de soldats et sont exclusivement chargés de veiller à la sûreté commune, ainsi qu'au maintien du bon ordre. Les larves et les nymphes, au lieu

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