‹ Le livre (volume 2)Chapitre 211 sur 322 · Cf. Bayle, Dictionnaire historique et critique · texte numérisé non relu

Cf. Bayle, Dictionnaire historique et critique

Pierre Bayle fut aussi, et plus que tout autre, un passionné liseur et travailleur. Voici ce qu'il écrit, dans la préface de la première édition de son Dictionnaire .t. XVI, p. 8; Paris, Desoer, 1820) : « ... Je leur dirai (à ceux qui me reprochent d'avoir mis moins de cinq ans à faire mon Dictionnaire) que je me souviens aussi bien qu'eux du distique de Caton :

Interpone tuis interdum gaudia curis, Etc.:

mais que je m'en sers très peu. Divertissements, parties de plaisir, jeux, collations, voyages à la campagne, visites, et telles autres récréations nécessaires à quantité de gens d'étude, à ce qu'ils disent, ne sont pas mon fait; je n'y perds point de temps. Je n'en perds point aux soins domestiques, ni à briguer quoi que ce soit, ni à des sollicitations, ni à telles autres affaires. J'ai été heureusement délivré de plusieurs occupations qui ne m'étaient guère agréables, et j'ai eu le plus grand et le plus charmant loisir qu'un homme de lettres puisse souhaiter. Avec cela un auteur va loin en peu d'années ; son ouvrage peut croître notablement de jour en jour.... »

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