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Tome III. page 2cS9, et note I. (La reliure

... Jean Grolier, qu'on peut considérer comme le père d la reliure française, et qui faisait graver sur les plats d ses livres ces deux devises....

« C'est au célèbre bibliophile demi Grollier (sic semble de droit appartenir l'honneur d'avoir créé l reliure française. » (P. L. Jacob.)

Il est bien entendu que Grolier ne doit pas ètr classé parmi los ouvriers relieurs; ce n'es! p;is u

ÎIMILIGRAVl RE : I RAME N" 110.

SIMILIGRAVURE : TRAME N° 150.

iCli.lié provenant de [a maison Eugène Pirou.

«• professionnel », mais un riche amateur, un « célèbre bibliophile », comme il vient d'être dit, possédant mieux que quiconque l'art de la reliure, combinant les dessins de ses plats (« il maniait le crayon avec une certaine sûreté de main » : Edouard Fournier, VArt de la reliure en France, p. 85), dirigeant ses ouvriers, toujours très soigneusement choisis par lui, et mettant probablement lui-même à l'occasion la main à la besogne : « Pour les dessins à pousser en or sur ce cuir précieux, ou à y disposer en découpures et incrustations,... nous avons dit que Grolier s'y employait sans doute lui-même... ». (Edouard Fournier, op. cit., pp. 88- 89.) En Italie, Grolier entra en rapport avec des ouvriers relieurs, les mit d'abord à l'essai, puis « emmena en France quelques-uns des plus habiles, afin de former pour lui seul un atelier capable d'exécuter, sous sa direction, les magnifiques joyaux que le temps nous a transmis ». (Léon Gruel, Conférences sur la reliure et la dorure des livres, p. -49.)

Sur Jean Grolier, vicomte d'Aiguisy, né à Lyon en 1479, un des quatre trésoriers généraux de France, ayant surtout la charge des bâtiments de la couronne, mort à Paris en 1565, deux ans environ après être tombé en disgrâce, et qui fut inhumé à Saint-Germaiudes-Prés, voir J.-A. de Thou, Histoire de mon ton/*. t. II, chap. xxxvn ; Vigneul-Maryille, Mélanges d'histoire et de littérature, t. I,pp. 186-188; et Edouard Fournier, op. cit., pp. 78-109. Nous avons d'ailleurs déjà signalé tout particulièrement cette dernière source dans la note 1 de la page "289 de notre tome III.

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