Cf. Breiim, op. cit., les Insectes. 1. 1. p
USAGE ET ENTRETIEN DES LIVRES. b\
comme nous l'avons dit, les alentours des cheminées et des fours. C'est à mesure qu'on descend vers le Midi, qu'on s'approche des régions tropicales, que les espèces dangereuses deviennent plus abondantes et plus entreprenantes. Peignot en avail déjà fait la remarque, il y a près d'un siècle :
« Ce n'est pas en Europe, écrit-il l, que les vers font le plus de ravages dans les bibliothèques. Feu M. d'Ansse de Villoison2 dit, dans ses Fragments $ur laGrèce, que ces insectes sont un des plusgrands fléaux du Levant, et plus dangereux là-bas que dans nos contrées. Toutes les bibliothèques des Jésuites à Salonique, Scio [Ghio], Santorin, Naxos, et même à Constantinople, tombent en poussière. Les manuscrits, même en parchemin, subissent pareil sort, quoique plus tard. Aussi trouve-t-on dans l'Europe chrétienne, en Angleterre et à Paris, des manuscrits grecs beaucoup plus anciens que ne le sont ceux du mont Athos, de Pathmos, et de toutes les autres bibliothèques du Levant que M. d'Ansse de Villoison a examinées. Des livres qu'il avait apportés avec lui ont été entièrement rongés des vers en deux ans. »
Mais à quels procédés recourir pour se débarrasser de toute cette vermine bibliophage? Quel est le meilleur système à employer? « C'est là, répond le docteur