‹ Le livre (volume 2)Chapitre 32 sur 322 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

Remarquons, en outre, que « les bois qui n'ont séché que lentement, ou qui se sont trouvés exposés à l'humidité avant d'être travaillés ou après, risquent particulièrement d'être attaqués par les vers ; tandis que ceux qui ont séché rapidement, et sont toujours ensuite restés secs, ont grande chance d'en être préservés, surtout si l'on a eu soin de les enduire d'un vernis quelconque ou de les imprégner d'une solution antiseptique1 ».

Outre ces moyens, les premiers de tous et les plus simples, el qui sont le plus souvent suffisants, dans notre climat et pour une bibliothèque peu considérable, il existe divers procédés chimiques ou physiques que nous allons rapidement passer en revue.

Contre l'anobium, qui affectionne la colle d'amidon et dépose volontiers ses œufs dans le bois de hêtre, des bibliographes conseillent de placer, « en été, dans certains endroits de la bibliothèque, des morceaux de hêtre recouverts d'une légère couche de colle d'amidon, sur lesquels les insectes viennent aussitôt pondre leurs œufs. La sortie des vers n'ayant lieu qu'en hiver, on diffère jusqu'à cette saison l'examen des pièges. Si, après les avoir visités, entre janvier et mars, on reconnaît que certains

1. Gn.vESEL, op. cit., p. 320. — Autre remède : « Pour préserver les livres des ravages des insectes, il faut se servir de bibliothèques faites en bois de santal ou de camphrier, odorants de leur nature. » (Mémorial de la librairie française, 21 avril 11)04, p. 216.)

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d'entre eux sont vermoulus ou couverts de petites excroissances dénotant la présence des vers, on les brûle et Ton arrive ainsi à se débarrasser à peu près complètement de l'anobium1. »

D'une façon plus générale, c'est-à-dire sans se borner à l'anobium ou vrillette, et en cherchant à détruire aussi le lépisme, les teignes, etc., « la méthode la plus simple et en même temps la plus pratique, croyons-nous, ditencore le docteur Graesel, est celle qui consiste à imprégner de térébenthine, de camphre ou de toute autre substance insecticide des morceaux de drap que l'on place ensuite derrière les rangées de livres. Pour les volumes précieux, et particulièrement pour les reliures en bois, dont toute bibliothèque un peu importante possède une certaine quantité, et qui sont en général très estimées en raison de leur ancienneté, le mieux est d'employer l'huile de cèdre (\e cedrium), dont les propriétés conservatrices étaient déjà connues des anciens. Naumann a aussi proposé, et cela sur le conseil d'un chimiste distingué, de mêler, à la colle d'amidon des relieurs, de la farine de marrons d'Inde2. En raison de son amertume,

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