‹ Le livre (volume 2)Chapitre 33 sur 322 · Graesel, op. cit.. p · texte numérisé non relu

Graesel, op. cit.. p

2. On peut aussi, et à plus l'orle raison, mélanger à la colle des poisons (sublimé corrosif, cobalt, acide arsénicux, acide phénique, borax, alun, formol, etc.) mortels aux insectes. Le quassia amara, en forte infusion dans la colle d'amidon, fournit une pâte toxique pour les insectes; «on se rappelle que c'est avec cette substance, à laquelle on ajoute un peu de cobalt ou de chlorhydrate de strychnine,

USAGiï ET ENTRETIEN DES LIVRES. 55

celle farine, paraît-il, protégerait encore mieux les livres contre les attaques desvcrsque la térébenthine et le camphre. Du Rien a récemment conseillé d'employer la benzine comme préservatif : il suffirait, (Tapies lui, delà répandre goutte à goulte avec une éponge sur les rayons, les vieilles reliures en boisou les volumes attaqués, pour détruire les insectes, sinon toujours à la première application, du moins dans tous les cas à la seconde1. »

M. Houlbert préconise l'emploi de l'essence de

que l'on fabrique certains papiers lue mouches». (Houlbert, op. cit., p. 251.) Voici une recette donnée par le Courrier du livre (15 août 1904, p. 505) : « Pour avoir des reliures résistant aux atlaquesdes insectes, on fait usage d'une colle préparée de la façon suivante :

Arséniale de potasse 4 grammes.

Bichlorure de mercure i —

Strychnine 0,,'j —

Farine de blé 5(K) —

Eau Quantité suffisante.

On fait une colle avec la farine et l'eau et l'on y ajoute les trois autres substances. On remue avec un morceau de bois, en ayant soin de ne pas respirer les poudres qui pourraient s Ci happer de ce mélange. Quand la reliure faite avec cette colle est bien sèche, on passe sur les tranches et sur 'a couverture du volume un pinceau trempé dans le mélange suivant, qui est un préservateur :

Coloquinte broyée 50 grammes.

Alcool à 60 degrés 500 grammes.

Ce mélange est obtenu par une macération de huit jours el filtrage. »

1. Graesel, op. cit., p. 521. Ne pas oublier que la benzine est très inflammable et éviter de s'en servir autrement qu'à la lumière du jour.

thym ou de l'essence de lavande incomplètement rectifiées, dont il a obtenu d'excellents résultats. « Le cuir des reliures, abondamment imprégné de ces liquides, à l'aide d'un tampon de ouate, écrit-il J, se trouve protégé contre les insectes pendant un temps relativement assez long: il suffit de renouveler le traitement tous les trois ou quatre ans ; j'ajouterai que, à part leur odeur, qui n'est pas désagréable, ces substances sont absolument inoffensives pour les livres, et qu'elles ne présentent aucun danger pour le lecteur. »

Pour la destruction des blattes, on peut employer un de ces engins désignés dans le Midi de la France sous le nom de cafardières. « La plus simple des cafardières est tout bonnement un vase cylindrique en fer-blanc. On place à l'intérieur de ce vase un peu de farine ; tout insecte qui y tombe est obligé d'y rester, parce qu'il ne peut remonter le long de la paroi lisse. Pour faciliter aux blattes l'accès de l'appareil, on place sur les bords quelques petites planchettes inclinées en guise de ponts 2. »

Contre les termites, A. de Ouatrefages recommande particulièrement les vapeurs de chlore. Le chlore est d'ailleurs d'une très grande efficacité pour la destruction de tous les insectes qui vivent dans le sol ou dans les fissures des murs. On utilise, dans

Page 1