Op. cit., p
5. Albert Maihe,o£>. cit., p. 91 ; R. Y\E-PLESSis,op. cit., p. 15.
Vous aiiions occasion de reparler du formol en Lraitanl de la contagion par le livre. Nous nous bornerons à signaler ici, sur cette question de la désinfection des livres, le rapport présenté à l'Académie de médecine, le 19 décembre 1905, par M. le docteur Albert Josias1, où sont examinés les divers modes de désinfection actuellement en usage.
Autres remarques, toujours à propos des insectes bibliophages :
Al Ivan aîné conseille, lorsqu'on aperçoit des trous de vers sur une reliure, de plonger une aiguille ou un poinçon mince dans chacun de ces trous, afin de détruire le ver, si, par hasard, il s'y trouve encore ; puis, de boucher « avec du camphre en poudre ou du poivre mêlé à un peu de cire ramollie2 ».
Les trous de vers qui se trouvent dans une page peuvent se boucher en collant sur leur orifice des rondelles de papier aussi menues qu'il le faut, ou bien encore, et ce qui vaut mieux, en obturant ces petits orifices avec de la pâte de papier. On fabrique soi-même cette pâte avec du papier râpé à la lime (les marges d'un livre dépareillé et sacrifié, par exemple), « qu'on fait cuire avec un peu d'eau,
1. Alberl Josias, Rapport sur une communication de M. le docteur Lop, relative à la transmission des maladie* contagieuses dans 1rs écoles municipales par le passage des livres des flèves d'une année à /'antre, dans le Bulletin de V Académie de
ine, 19 décembre li'05, pp. 477-484.
2, Alkan aîné, les Livres et leurs ennemis, p. 13.
i.l u.iii;. — i. v. ,')
jusqu'à consistance de bouillie claire, dans laquelle on jette, pendant la coction, un petit morceau de colle de poisson1 ».
Il est juste d'ajouter que, grâce aux précautions prises à peu près partout actuellement, dans les bibliothèques publiques, pour la sauvegarde des anciens livres, aujourd'hui mieux connus et plus appréciés; grâce à la lumière naturelle qu'on ne leur ménage plus, aux fréquents aérages et nettoyages dont ces précieux volumes sont l'objet, le fléau qui nous occupe a beaucoup perdu de son intensité2. La propreté, la lumière naturelle et l'air sont, en effet, les Irois grands ennemis des insectes.
Goutte bien tracassée
Est, dit-on, à demi pansée 3;
de même, les livres fréquemment battus, journellement remués et maniés, sont à l'abri de ces myriades d'imperceptibles et infatigables rongeurs. Selon le joli mot de Charles Nodier '*. « la bibliothèque des savants laborieux n'esl jamais attaquée des vers ».
Réparation des livres. — Enlèvement des taches.
En général, il est préférable de laisser aux spécialistes, c'est-à-dire aux relieurs, le soin de réparer
1. R. YvE-PLESStS, op. rit., pp. ài-55. 1\ Cf. GRAESEL, Op. cit.. \).7)±1.