‹ Le livre (volume 2)Chapitre 42 sur 322 · I. .l/>. Edouard Rouveyre, op. cil , t. VI, p. lk · texte numérisé non relu

I. .l/>. Edouard Rouveyre, op. cil , t. VI, p. lk

objet un peu effilé et non coupant, ce coin se détache sans effort. L'ex-libris une fois décollé, il ne reste plus qu'à le laver légèrement dans de l'eau froide, pour enlever les restes de colle ou de couleur qui y adhèrent encore, et à le faire sécher comme d'habitude. »

Les taches qu'on rencontre sur les feuillets des livres se divisent en deux grandes catégories : taches maigres et taches grasses.

Les taches maigres sont produites le plus ordinairement par l'eau ou simplement l'humidité, par la poussière, la boue, l'encre à écrire et la rouille1.

Les taches provenant de l'eau ou de l'humidité. — taches si fréquentes qu'elles ont reçu, en bibliographie et en librairie, les noms spéciaux de piqûres et mouillures*, — se traitent homéopathiquement par

1. Les taches de rouille proviennent surtout, ainsi que nous l'avons remarqué, en parlant du Papier (t III. p. 75), et d'après M. Pierre Dauze. de l'emploi du fer ou des sels de fer dans la fabrication des papiers de fil, notamment du hollande.

2. L'humidité, avons-nous dit en traitant de l'Aménagement des bibliothèques (t. IV, p. 155), est « la grande ennemie des livres » : voir, à cet endroit, les moyens de remédier à l'humidité des murs, des parquets, des locaux de bibliothèques. Quant aux bibliothèques elles-mêmes, ■< on nous affirme qu'un peu d'essence de lavande pulvérisée, dans les casiers de bibliothèques, préserve les livres de L'envahissement des moisissures ». [La Nature, L9 décembre 1905,

IVau : un simple bain d'eau pure, froide ou, mieux encore, bouillante, suffil le plus souvent, après une heure ou deux d'immersion, pour les faire disparaître. Si elles résistaient, on ajouterai! à ee bain un peu d'eau de Javel (hypochlorite de potasse)1, ou bien encore « on baignerait la feuille, pendant deux heures, dans une légère solution d'alun; on sèche ensuite entre deux feuilles neuves de papier buvard blanc- ».

D'une façon générale, et quel que soit le procédé employé, il est important de ne se servir, pour le séchage des feuillets, que de buvard blanc, le rose pouvant déteindre sur eux et les tacher.

Si les mouillures n'ont atteint que quelques feuillets, le nettoyage peut se faire très facilement. Il

Recettes et Procédés utiles, sans pagination.) « Pour empêcher les livres d'être atteints de piqûres, le premier et le meilleur moyen consiste dans une propreté constante et minutieuse; il ne faut jamais laisser séjourner la poussière, même dans les coins les plus cachés. Pendant toute l'année, d'ailleurs, on doit placer derrière les volumes des morceaux de drap imbibés d'essence de térébenthine, de benzine, de camphre, ou d'une infusion de tabac à fumer, et les renouveler dès que l'odeur s'affaiblit. L'acide phénique est encore préférable. Ces morceaux de drap, imbibés comme je le dis, éloignent aussi les rats et souris. Les livres se conservent bien quand ils sont dans un endroit bien sec, et quand on prend soin de les épousseter souvent. La poudre de pyrèthre les préserve des piqûres. » Gaston Tissandier, Recettes et Procédés utiles, pp. 113-114.)

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