Essai sur ta lecture, p
se réjouissent de leur pureté, tant qu'ils sont entré nos mains, el qu'ils reposent à L'abri de loute crainle. lorsqu'ils sont placés dans leurs demeures. Certainement, après les saints vêlements et les calices consacrés au corps de Notrë-Seigriê'ui', ce sont les li\res sacrés qui sont dignes" (l'être touchés le plus honnêtement par les clercs, car ils leur font injure toutes les fois qu'ils osent les prendre avec des mains sales. Aussi nous pensons qu'il est avantageux d'entretenir les étudiants sur les diverses négligences, qu'ils pourraient toujours facilement éviter, et qui nuisent considérablement aux livres. D'abord, qu'ils mettent une sage mesure, en ouvrant ou en fermant les livres, afin que, la lecture terminée, ils ne les rompent pas par une précipitation inconsidérée, et qu'ils ne les quittent point avant de remettre le fermoir qui leur est dû. Car il convient de conserver avec plus de soin un livre qu'un soulier.
« Il existe, en effet, une gent écolière fort mal élevée, en général, et qui, si elle n'était pas retenue parles règlements des supérieurs, deviendrait bientôt fière de sa sotte ignorance. Ils agissent avec effronterie, sont gonflés d'orgueil, et, quoiqu'ils soient inexpérimentés en tout, ils jugent de tout avec aplomb.
« Vous verrez peut-être un jeune écervelé, flânant nonchalamment à l'élude, et, tandis qu'il est transi par le froid de l'hiver, et que, comprimé par la