‹ Le livre (volume 2)Chapitre 76 sur 322 · Albert Maire, op. cit., p 1J · texte numérisé non relu

Albert Maire, op. cit., p 1J

5. Id.. op. cit., pp. 11 et 12. « ... De son côté, le docteur Schwab ne reconnaît pas au formol le pouvoir de détruire les germes des microbes: il préfère l'emploi du mélange «le gaz de Pictet. >• (Id., op. cit., p. 14.) Voir, sur la même ques* tion, tout cet article de M. Albert Maire, article très docui

peul dire, dans Tétai actuel de la question, c'est que le formol semble être un des meilleurs désinfectants que nous possédions, et l'un de ceux dont l'emploi esl relativement le moins dangereux, le plus pratique, H aussi des moins coûteux. On évalue, en effet, à vingt centimes seulement la dépense nécessaire pour désinfecter, par ce procédé, un train de cent volumes. Néanmoins, M. Max de Nansouty n'hésite pas à conseiller « de détruire par le feu les livres d'école ou autres vraiment malpropres, ou simplement sus-

menlé. Nous avons vu ci-dessus (p. 64) que, pour la destruclion des insectes bibliophages, M. Houlbert, lui non plus, De >c montre pas fervent partisan du formol. A propos de « la désinfection des livres », on lit, dans la Revue scientifi'ji'c, n° du lô juillet 1907, p. 52 : « MM. J. Badia et X. Greco ont fait l'étude expérimentale des divers modes de désinfection préconisés pour la stérilisation des livres. Les vapeurs de formol, les vapeurs nitreuses, le gaz sulfureux, ne donnent que des résultats imparfaits.... Seul l'emploi de la vapeur sous pression, c'est-à-dire la stérilisation à l'autoclave, procure une sécurité complète; les livres brochés ou éartonnés sont fort peu détériorés, surtout si Ton prend soin de les disposer à plat et de les soumettre à une légère pression à leur sortie de l'appareil; les reliures en parchemin ou en cuir subissent au séchage une très forte rétraction; aussi est-il prudent de s'en débarrasser [s'en débarrasserV.] avant de procéder à l'opération. Malgré ces quelques inconvénients, on doit donc s'en tenir, pour la désinfection des livres, à ce dernier procédé: c'est le seul qui donne une garantie absolue, les autres sont d'une efficacité tout illusoire.» — Je tache de rassembler ici les principaux témoignages, de faire entendre tous les sons de cloches : actuellement, il est impossible de les mettre d'accord et de donner un avis absolu.

pects. Au prix, dit-il, où sont ces livres chez les éditeurs, leur destruction en temps voulu est plus économique que le payement des frais de maladie1. » Notons enfin cette remarque de M. Albert Maire, qui confirme ce que nous avons dit à propos dereliures en toile2, reliures très fréquemment employées dans les bibliothèques publiques, et qui cependant ne réalisent aucun des avantages qu'on en attend : moins coûteuses sans doute que les reliures en peau, elles durent aussi bien moins longtemps, elles sont d'un vilain aspect et se salissent très facilement. « Plus que le papier et le cuir, écrit

1. Loc. cit. Cf. ces très sagaces considérations de M.Henry Maret {le Journal, 11 janvier 1906) : « ... Ces livres, qui ont passé dans toutes les mains, qui ont été feuilletés et salis par mille petits malades, constituent de véritables ordures, que, sinon au nom de l'hygiène, au moins au nom de la simple propreté, on devrait se garder de prêter sans examen à tous les enfants.... Il n'est rien de tel que de savoir ce dont on parle. Ah! si nos hommes politiques se faisaient quelquefois cette réflexion! Mais il ne faut pas demander l'impossible. En attendant, ce qui serait évidemment possible, ce serait d'avoir pour les enfants des livres propres. L'idée est excellente d'inciter un éditeur intelligent... à publier des livres bon marché, que les municipalités pourraient non prêter, mais donner, ce qui ne leur coûterait pas plus d'argent, et ce qui ferait l'affaire de tout le monde. J'appuie d'autant plus cette idée, que je n'ai jamais été grand partisan du prêt des livres. Les livres ne sont pas faits pour être prêtéSf mais pour être gardés. Est-ce que je vous prèle ma pendille? La librairie à bon marché a déjà tué les anciens cabinets de lecture. Il faut qu'elle tue, ou plutôt qu'elle transforme les bibliothèques scolaires. »

fc2. Cf. supra, t. III, pp. l2X:> et suiv.

M. Albert Maire1, le tissu esl susceptible d'être contaminé, ou directement par la main du lecteur, ou par la pose du livre sur un meuble poussiéreux, gras ou humide; ce tissu absorbe, par sa capillarité, les liquides suspects. Il a donc plus besoin que les autres d'être protégé ou désinfecté, à moins qu'on n'ait commencé par relier les livres avec des tissus apprêtés, plongés au préalable dans une dissolution résineuse ou gommeuse, gutta-percha, caoutchouc. ou autre matière analogue, tissu pégamoid, etc.2. »

La prohibition des annotations marginales formulée par Harold Klett dans le susdit article Don't, s'explique et se justifie d'elle-même, lorsqu'il s'agit des livres d'une bibliothèque publique : si chaque lecteur s'avisait de mentionner, sur chaque ouvrage qu'il emprunte, ses impressions ou remarques personnelles, les marges des plus grands in-folio n'y suffiraient pas, et les volumes seraient dans un étrange état.

Mais, si l'on considère une bibliothèque privée, et c'est notre cas, la même restriction doit-elle être maintenue? En d'autres termes, avons-nous tort ou

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