‹ Le livre (volume 3)Chapitre 1 sur 163 · I. Prédilections |)nrliculières pour certains · texte numérisé non relu

I. Prédilections |)nrliculières pour certains

livres et certains auteurs l'I^t

II. Contre-partie du chapitre précédent : livies et auteurs préférés 2Xr;

Index alpiiarétioue TtOO

niKFACE

L'accueil que le public a bien voulu faire à mon volume Une Bihliolhèf/iir, épuisé quelques mois après sa mise en vente, m'a encouragé à poursuivre mes recherches bibliographiques, el c'est un ouvrage du même genre, mais plus détaillé et plus complet, que je lui ofTre aujourd'hui.

J'estime que le livre n'est })as uniquement destiné à être vêtu avec luxe, jalousement renfermé sous vitrine, contemplé avec ferveur et admiration, qu'il est fait surtout pour être lu, médité et savouré. Je le considère comme un instrument d'étude et de distraction, de consolation et de réconfort, avant tout comme un moyen de perfectionnement intellectuel et moral. Je ne sépare donc pas l'amour des livres de l'amour des Lettres, et par conséquent de l'amour du

beau et du bien, du juste et du vrai. 11 y a là une triple corrélation, une quasi-synonymie, que je tiens à établir ou à rappeler tout d'abord.

C'est par Thistorique du livre, ou, plus exactement, et conformément à la déclaration précédente, de l'amour du livre et de la lecture, de l'amour du livre et de l'amour des Lettres, que débute cette série d'études. Je me suis efforcé de réunir ce qu'on a dit ou écrit de plus judicieux et de plus vrai, de plus piquant ou de plus éloquent, de plus saillant, sur ce double sujet, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours'. Dans cette anthologie, bien des omissions ont dû se com-

1. " Trouver, conserver, amasser, ordonner, mettre en œuvre. — Il faut thésauriser avant de se mettre en dépense. Il faut amasser lentement, trier avec un soin sévère les pensées qui seront les matériaux de notre œuvre. Cette lente méthode est la seule qui fasse les livres durables. » (Albert CoLLiGNON, la Religion des lettres, p. 284.) Et ailleurs (op. cit., pp. 51-52), le même écrivain dit : « Rassembler peu à peu. au cours de mes lectures, le meilleur de la pensée des hommes sur la vie et l'art de vivre, aller des épicuriens aux stoïciens, et des philosophes aux chrétiens; extraire, dans les romans et dans l'histoire, dans les correspondances et les mémoires, chez les poètes et chez les prosateurs, les pensées qui me frappent sur le bonheur, sur les plaisirs, sur largent, l'ambition, l'amour, les femmes, l'amitié : — on pourrait ainsi former un recueil à la fois classique et populaire, une sorte de dictionnaire de morale pratique, composé par les plus grands hommes. On peut faire un iivie très personnel et tiès utile en choisissant avec goût dans les écrits des autres. »

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