Cf. le récit de Plutarque, supra, pp
Homère, qu'on le surnommait r Homérique. Il suffi I, d'ailleurs de lire Virgile pour reconnaître en lui un admirateur d'Homère.
L'empereur romain Adrien (7()-i58), par esprit de contradiction et amour du paradoxe, autant que par mauvais goût, afl'ectait de préférer Antimaque à Homère, Ennius à Virgile, Cœlius Antipater à Salluste\ etc.
L'empereur romain Tacite (200-275) avait une estime particulière pour les ouvrages de Tacite, dont il se faisait gloire de descendre. Il honora la mémoire de ce grand historien en ordonnant de placer sa statue dans les bibliothèques publiques, et d'effectuer, chaque année, aux dépens du fisc, dix nouvelles copies de ses livres. Malheureusement le règne de ce prince fut de très courte durée, de six mois seulement, et ses ordres ne purent être mis à exécution suffisamment longtemps pour nous conserver en entier les écrits de Tacite.
L'empereur romain Julien dit l'Apostat (551- 565) était enthousiaste d'Homère et du « divin » Platon.
Théodoric P"" (...-451), roi des Visi'goths d'Espagne, avait un goût particulier pour Virgile.
1. Peignot, op. cit.,L I, p. 70; T> xjhVY, Histoire des Bomai'ns t. V, p. L — Antimaque, poète du v siècle av. J.-C — Cœlius Antipater (iv siècle av. J.-C), auteur d'Annales auxquelles eut souvent recours Tite-Live. (Cf. A. Pierron, Histoire de la littérature romaine, p. 186.^
Charlemagne (742-814) aimait beaucoup la Cité de Dieu de saint Augustin. Parlant du goût de Charlemagne pour les Lettres, Gabriel Naudé, dans son Addition à Vhisloire de Louis XI, dit* : « Son Homère était le livre de saint Augustin, la Cité de Dieu, qu'il se faisait lire pendant son dîner, et mettre sous son chevet lorsqu'il allait dormir ».
Alfred le Grand, roi d'Angleterre (849-900), avait pour les fables d'Esope une estime particulière, et il les traduisit en vers saxons.
Louis IX, roi de France (1215-1270), faisait des Psaumes de David sa lecture ordinaire.
Pour Pétrarque (1504-1 574),. comme nous l'avons vu-, « Cicéron est un homme unique, une voix unique, un génie unique ». Il ne l'adore pas tout à fait comme un Dieu, mais « il l'admire et le vénère comme un homme d'un génie divin ».
Théodore Gaza ou Gazes, de Thessalonique, célèbre grammairien grec (1598-1478), disait que si tous les livres des anciens étaient dans le feu, il en tirerait de préférence Plutarque.
Louis XII, roi de France (1462-1515), faisait, dit Gabriel Naudé'*, « un grand estât des Commentaires de César » et du traité Des devoirs de Cicéron.
André Navagero (en latin Naugerius), homme
\. Ap. Peignot, op. cit., t. I, pp. 83-84.