Lettres, VII, 9: t. II, p
Fidèle à ce principe, il n'avait réuni que peu de livres dans sa villa de Laurenlinum, mais des livres dignes d'être sans cesse relus'. Là, « sans désirs, sans crainte, à couvert des bruits fâcheux, rien ne m'inquiète. Je ne m'entretiens qu'avec moi et avec mes livres. 0 l'agréable, ô la paisible vie! Que cette oisiveté est aimable! Qu'elle est honnête! Qu'elle est préférable même aux plus illustres emplois! Mer, rivage, dont je fais mon véritable et solitaire cabinet de travail, que vous m'inspirez de nobles, d'heureuses pensées M »
« Les belles-lettres, dit-il plus loin% me divertissent et me consolent. Il n'est rien de si agréable qui le soit plus qu'elles, rien de si triste qui ne devienne moins triste par elles. Dans le trouble que me causent l'indisposition de ma femme, la maladie de mes gens, la mort même de quelques-uns, je ne trouve d'autre remède que l'étude. Sans doute elle me fait mieux comprendre toute la grandeur du mal, mais elle m'apprend aussi à le supporter avec plus de patience. » Avec la plus charmante bonne grâce, Pline nous déclare encore que « c'est tout un, ou
1. « Non legendos libros, sed lectitandos. "(Lettres. II, 17 : t. I. p.150.)
2. « ...Orectamsinceramque vitam! o dulce otium, honeslumque, ac pêne omni negotio pulchrius! O mare, o littus, verum secretumque jxovacîov! quam multa invenitis, quam multa dictatis! » {Ibid., I, 9; t. I, p. 52.)