Peignot, op. cit., t. I, pp
PRÉDILECTIONS PARTICULIKRES. 275
il le relisait continuellement, et portait toujours sur lui un petit exemplaire des Caractères : il a d'ailleurs composé une « exquise* » Notice sur la personne et les écrits de La Bruyère, qui figure en tête de plusieurs éditions des œuvres du célèbre moraliste.
Louis-Joseph de Bourbon, prince de Gondé (177)6- ISI8), avait une affection particulière pour Corneille et pour Bossuel. Un jour, il dit au précepteur du duc d'Englîien : « Mon cher abbé, j'ai surpris mon petit-fils lisant ce volume de Chaulieu ; faites-lui senlir que cette lecture ne lui convient point.... Qu'il lise Corneille : c'est le bréviaire des princes. »
On sait que Louis XVIII (17:)5-18i>4) se plaisait à citer Horace, son auteur de prédilection-.
Dès sa prime jeunesse, Napoléon T' (1769-1821) manifesta « une insatiable passion pour la lecture » : Plutarque, Corneille, Montesquieu, Ossian, étaient ses favoris"'. Plutarque et Ossian ont été tous les deux surtout «. ses véritables livres de
1. L'épithète est de Sainte-Beuve, Portraits littéraires, I. I, p. 405: ■' On doit lire sur La Bruyère trois morceaux essentiels.... Le premier morceau en date est celui de l'abbé d'Olivet dans son Histoire de VAradémie.... Les deux autres... son\ une notice exquise de Suard, écrite en 1782, et un hlor/c approfondi par Victorin Fabre (1810). »