‹ Le livre (volume 3)Chapitre 18 sur 163 · Nuits attiques, XIII, 50, p · texte numérisé non relu

Nuits attiques, XIII, 50, p

côtés de l'entrée, couvertes d'inscriptions indiquant les ouvrages en vente et les noms de leurs auteurs ; et, ainsi que nous le verrons plus loin, les murs intérieurs étaient garnis de rayons disposés en casiers, comme nos magasins de papiers peints.

Les lectures publiques, les « conférences », étaient très fréquentes dans la Rome impériale. Elles commencèrent sous Auguste, et l'usage en fut introduit par Asinius Pollion*. « Auparavant on se contentait de lire ou de faire lire les ouvrages durant les repas, chez soi ou chez ses amis. Cicéron, par exemple, envoyant de Pouzzoles son traité De la gloire à Atticus qui était à Rome, lui recommande de ne pas le publier, mais d'en noter les plus beaux endroits, qu'il pourra faire réciter à table par son lecteur Salvius, devant des auditeurs bien disposés ^ Mais déjà la vanité s'était emparée de cette coutume, et les mauvais écrivains, sous prétexte de donner à dîner à leurs amis, leur infligeaient, comme un accessoire obligé, l'audition de leurs rapsodies^ Cet

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