‹ Le livre (volume 3)Chapitre 19 sur 163 · CicÉnoN, ap. Géraud, ibid · texte numérisé non relu

CicÉnoN, ap. Géraud, ibid

ô. Cf. Catulle, XLIV, A sa terre (trad. Nisard, pp. 501-

Nec deprecor jam, si nefaria sciipla

Sexti recepso, quiu gravedinem, et tussim

Noti mi, sed ipsi Sexlio ferat frigus,

Qui tune vocat me, quum malum legit librum.

« Je désire, si je reçois encore les détestables écrits de Sextius, que leur froideur donne une toux et un catarrhe,

L'AMOUR DES LIVRES ET DE LA LECTURE. 29 abus, à la fois si rommodor et si flatteur pour la médiocrité vaniteuse, pril un rapide accroissement et finit par devenir un usage presque universel. Aussi le spirituel épigrammatiste latin, invitant à souper son ami Turannius et n'ayant à lui offrir ({u'une très maigre chère, s'engageait, par forme de compensation, à ne lui pas faire subir l'ennui d'une lecture'. »

(iéraud, de qui j'extrais ces détails % nous conte

non plus à moi, mais à Sextius lui-même, qui m'appelle quand il a un mauvais ouvrage à lire. » Et Martial : III, 50 (trad. Nisard, pp. 079-7.80) :

lliQc tibi, non alla, est ad cœnam causa vocandi, Versiculos récites ut, Lifjurine, tuos.

Etc.

« Tu n'as pas d'autre motif, Ligurinus, en appelant des convives, que de leur réciter de petits vers à la façon. A peine ai-je ôté mes sandales que, soudain, parmi les laitues et les sauces piquantes, on apporte un énorme livre. Tu en lis un second au premier service; un troisième avant l'arrivée du service suivant; enfin tii ne nous fais grâce ni d'un quatrième ni d'un cinquième. Un sanglier <iue tu nous servirais tant de fois sentirait mauvais. Que si tu ne fais pas servir tes maudits poèmes à envelopper des maquereaux, dorénavant, Ligurinus, tu souperas seul. »

1. Parva est cœuula, quis potest negaro^' Sed finges nihil, audiesve fictum,

Et vultu placidus luo recumbes;

Nec crassum dominus leget voluinen....

■« Un pareil repas est modeste : qui dirait le contraire? Mais du moins vous y jaserez avec abandon; vous n'y entendrez pas de mensonges et n'y composerez pas votre visage. Le maître du logis n'y lira pas quelque sale manuscrit.... » (Martial, V, 78, trad. Nisard, p. 417.)

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