‹ Le livre (volume 3)Chapitre 92 sur 163 · Ap. Sainte-Beuve, Portraits littéraires, t, III, p · texte numérisé non relu

Ap. Sainte-Beuve, Portraits littéraires, t, III, p

2. Lettre datée de la Chesnaye, 1811, dans les Œuvres inédites de Lamennais publiées par A. Blaize, t. I, p. 110 (Paris, Dentu, 1886). « Rappelons-nous le mot cité de saint François de Sales, à propos de Vhnitation : « J'ai cherché lo - repos partout, et je ne l'ai trouvé que dans un petit coin, " avec un petit livre. (Joubert, Pensées, CCXXII. t. II, p. 541.)

5. Ap. Un Bibliophile [E. Mulsant], les Ennemis des livres, p. 2. (Lyon, Georu:, 1870.) A ce propos, citons ce mot, absolument authentique, prononcé par un tout jeune commis libraire d'une des plus importantes maisons de Paris. A un

l'amour. Une bibliothèque de luxe est le harem de? vieillards », déclarait encore le même amant passionné des livres', qui, dans cette dernière phrase, aurait pu se contenter de dire « une bibliothèque ». sans épithète.

Daru (1769-1829), l'administrateur militaire el le traducteur d'Horace, adressait à son fds aîné, peu de temps avant de mourir, cette profession de foi littéraire : « J'ai trouvé dans l'étude des Lettres, au bout d'une vie déjà longue et traversée par bien des événements, un grand charme, une grande utilité, souvent de grandes consolations. Je m'y suis adonné de bonne heure, plutôt par goût que par prévoyance.... J'ai dû au goût et à l'habitude du travail les seuls remèdes que l'on puisse opposer soit au vide de l'âme qui suit souvent la perte du pouvoir, soit aux épreuves qui vous frappent dans la vie de ceux que l'on aime. Les Lettres m'ont été toujours secourables, utiles et douces: cultivez-les*.... »

tt Que serais-je sans toi? disait Schiller (1759-

vieillard septuagénaire, client assidu de cette librairie, qui disait un jour gentiment, en soldant un achat : •- Vous ne vous plaindrez pas que je ne viens pas vous voir? J'en laisse, de l'argent, chez vous ! >• ce petit commis, âgé de quatorze ans au plus, répliquait, sans y mettre un grain de malice : •■ Mais, monsieur, à votre âge, qu'est-ce que vous en feriez, de votre argent? ..

1. Dictionnaire de la Conversation, Supplément., art. Bibliophile.

'2. Ap. Sainte-Beuve, Causerie.^ du lundi, t. IX. pp. 47U-i71.

l'amour des livres et de la lecture. 189

1805) à sa Musc' (c'esl-à-dire sans lamourdc riHudc cl le ciille (les Lettres). Je Tignore. Mais je IVissonne en voyant ce que sont sans loi des centaines et des milliers d'hommes'. »

Dans ses derniers jours, (iotiTiii: (1749-1832), « le <rrand critique de notre Age" », « ce roi d(^ la crilique^ », « le plus grand des critiques, celui de qui Ton peut dire qu'il n'est pas seulement la tradition, mais (fu'il est tout<?sles traditions réunies ', » parlant de la difficulté qu'il y a souvent à lire un ouvrage, plaisantait sur la présomption des personnes qui, sans études préparatoires, sans connaissances préalables, veulent lire tous les ouvrages de philosophie et de science, absolument comme s'il s'agissait d'un roman. « Les braves gens ne savent pas, disait-il, ce qu'il en coûte de temps et de peine pour apprendre à Hre^. J'ai travaillé à cela quatre-vingts ans,

1. ScHiLLKHjPoe.stVs : les Ex-Voto, ou les TablcllcH votives (avec celte inscription préliminaire : •• Ce ({ue le Dieu ma enseigné, ce rpii m'a aidé à traverser la vie, je le suspends ici, reconnaissant et pieux, dans le sanctuaire »). Œuvres complètes de Se/nllei\ trad. Ad. Régnier, t. I, pp. 042 et 344.

"2. Cf. le mot de C-onfi eus (ool-Vii) av. J.-C.) : ■■ Il n'est pas facile de trouver un homme qui ait étudié pendant trois ans sans devenir bon -. (Ap. Max Miller. /: suais sur r/iislûirc des relûjions, trad. G. Harris, p. 425. j

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