‹ Le livre (volume 3)Chapitre 98 sur 163 · Id., loc. cit., t. IV, p. 5ô · texte numérisé non relu

Id., loc. cit., t. IV, p. 5ô

aimonl la viu; du monde, sans dessein pourtant de causer avec chacun' ». « ... Il m'a l'allu renoncera lout le plaisir ([uc je me promellais d'un mois de solitude à lire du matin au soir et du soir au matin dans un petit coin. Je suis né pour lire, et non pas pour écrire, marcher et parler. Vous dites que lire, c'est être inutile au monde-. Oui vous dit le contraire? Mais ne voyez-vous pas bien qu'écrire, c'est être nuisible au monde"'? » Etc. « Je veux savoir exactement ce que vous lisez. Dis-moi qui tu lis, et je te dirai qui tu es^ »

Cette dernière sentence a été reprise et commentée et développée en ces termes par l'historien et esthéticien Charles Blanc {IHlo-lHS^) ^ : « J'ai toujours pensé, et j'ai vérifié quelquefois, que l'on peut se faire une idée juste du caractère et de l'esprit d'un homme qu'on n'a jamais vu, rien qu'en regardant sa bibliothèque. Dis-moi ce que tu lis, et je te dirai qui tu es*^. Avant même d'avoir lu les titres des

L Loc. cit., t. I, p. 246.

I. Cf. le mot du Père Gratry (Intermédiaire des chercheurs et curieux, 7 novembre 1899, col. 778) : « La lecture, cette pa ressc déguisée... ».

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