Loc. cit., t. I, p
i. Loc. cit., t. I, p. 555.
5. Grammaire des arts décoratifs, p. 330. (Paris. Laurens, s. d.)
6. « La vie d'un homme se reflète dans sa bibliothèque, écrit, lui aussi, l'érudit Anatole Claudix (1833-....); c'est là que l'on sait quel a été le but de ses études... l'objet
ouvrages rangés clans les armoires de ce personnage que Ton ne connaît point et qui vous fait attendre dans son cabinet, on n'a qu'à jeter un coup d'œil sur ses reliures pour savoir s'il a le sentiment de Tordre, s'il a du tact, s'il a du goût, s'il est vraiment possédé de l'amour des livres ou s'il n'en a que l'ostentation, s'il est enfin de ceux qui ont une J bibliothèque seulement pour la montre, de ceux à qui M. de Paulmy ' proposait cette inscription à mettre sur leurs livres : MuJti vocatif pauci lectl, ' beaucoup d'appelés peu de lus y.
« Si le style est Fhomme, les livres sont Thomme aussi, » affirme, de son côté, le philosophe et historien Matter (i701-186i)^
principal de ses recherches intéressantes : - Dis-moi (juels « livres tu lis, je te dirai qui tu es ». (Afj. Fertiault, les Amoureux du livre, pp. lî)'2-19.'>.) Et Paul Stapfer (1840- ...) : '■ Dis-moi quels auteurs, quels livres lu aimes à lire, je te dirai qui lu es et ce que tu peux faire. >- (Ap. Fertiault. op. cit., p. 291.) Et, bien avant Doudan, avant Charles BlaiK-. Claudin, Stapfer et tutti quanti, un savant religieux du xviir siècle, qui était un passionné liseur, dom Nicolas Jamin (1711-1782), a écrit de même, dans le Fruit de mes Iccluv's [ap. Fertiault, op. cit., p. 251) : <• Dites-moi quels livr<< vous lisez ordinairement, et. moi. je vous dirai qui aous êtes ».
1. M. de Paulmy, — ou son père, le marquis René-LoiiidWrgenson? (Cf. supra, pp. 161-102). Dans ses Mémoires (t. \' p. 255; Paris, P. Jannet. 1857-1858), le marquis d'Argensnn s'attribue la même proposition de la même plaisante devise- Multi vocati, pauci lecli.
2, Ap. MouRAViT, op. cit., p. 430.
' Au t'atalo^nic* de ses livres, écrivait un jour Jules Janin ( lSlli-IS7i), on connaît un homme, il esl là dans sa sin<"érilé: voilà son rêve, el voilà ses amours'. »
El Heciiardsom (16S*.)-I 7()I). dans son roman de C/rfrkse Harhwe^ : « Si vous avez intért^t de connaître une jeune personne, commencez par connaître les livres qu'elle lit ». « Il n'y a rien de si inconlestahle, ajoute Joseph de Maistri: (1754-1821), en citant ce passage ".... Il est certain qu'en parcourant les livres rassemblés par un homme, on connaît en peu de temps ce qu'il est, ce qu'il sait et ce qu'il aime'*. »
Notï'e grand historien lilléraire Sainte-Beuve (1802-4869), l'auteur de ces admirables Causeries du hindi qu'on a si justement qualifiées d' « Encyclopédie des Lettres^ », de « trésor inépuisable, que tout