Port-Royal, t. IV, p. 414, n
3. C'est ce M. de Pontchâteau qui •< s'éveillait quelquefois avec ce mot de V [mitation à la bouche : In omnibus requiem qusesivi, et nusquam inveni nisi in angulo cnm libro : « J'ai cherché partout le repos, et je ne l'ai nulle part trouvé que dans un petit coin avec un petit livre. ■> (Saixte- Beuve, op. cit., t. V, p. 257.)
de rendre, c'est là le vrai signe du collectionneur passionné, » conclut sans barguigner le traducteur des Conversations recueillies par Eckermann'.
On avait prêté au philosophe et académicien Victor Cousin (i79'2-1867), alors qu'il était ministre de l'Instruction publique, un beau manuscrit de Malebranche. En vain le lui avait-on redemandé à plusieurs reprises, nous conte Emile Deschanel', Cousin « fit longtemps la sourde oreille ; si bien qu'à la fin on mit en campagne un homme presque aussi considérable que le ministre lui-môme auquel il était chargé de réclamer formellement le manuscrit précieux ». Alors Cousin refusa de le rendre. « Mais enfin, dit l'intermédiaire, ce manuscrit est « à M..., qui vous l'a prêté; il le réclame, il en a le « droit. — Mon cher N..., répondit majestueuse- « ment le grand éclectique, il a son droit, mais f ai « 7na passion \ » Oncques ne rendit le manuscrit. » Un autre célèbre minisire de l'Instruction publique et membre de l'Académie française, le critique et historien Villemain(I 790-1 870), se montrait, lui aussi, paraît-il, extrêmement dur à la desserre. « Il ne rendait jamais les livres empruntés, assure Jules Richard^, et il fallait la complicité de son secrétaire