‹ Le livreChapitre 93 sur 152 · MouRAViT, op. cit, p · texte numérisé non relu

MouRAViT, op. cit, p

'2. Dans le Magasin pittoresque, année 1871, p. 52 (article anonyme), r». Firmin Maillard, op. rit., p. 158.

ik'-i LE LIVRE.

physionomie distinguée et mélancolique avait lait surnommer « le beau ténébreux », passa sa vie au milieu de ses rayons, sans vouloir jamais en sortir sans jamais connaître d'autres plaisirs, et traça ainsi l'épi taphe à graver sur sa tombe :

En naissant je fus orphelin:

Je vécus seul à mon aurore, Je vécus seul à mon déclin, Et. seul ici. je suis encore'.

Écoulez ce récit des derniers jours d'un autre fervent de l'étude et des livres, de lérudit philologue Alexandre Timoni (....-1^ô6). Il savait, paraît-il, une vingtaine de langues, et ne quittait sa chambre que pour se rendre dans les bibliothèques publiques. « Une petite rente sur un immeuble de Constant inople l'empêchait seule de mourir de faim.... Il avait cherché à donner des leçons, mais n'avait trouvé qu'un élève, un Arménien, à qui il enseignait le grec moderne, et qui le payait en lui apprenant à son tour à bien prononcer l'arménien.

« Un mois avant sa mort, Timoni ayant prié M. Blancard (son intime ami, ancien secrétaire de l'École d'Athènes), de le mener en consultation chez un médecin, et n'étant pas venu au rendez-vous, M. Blancard alla rue des 'Vieux-Augustins, où il trouva le savant dans son pauvre logis, sans feu, assis devant sa table, au milieu de ses livres et de

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