TRADUCTION
Au nom du Dieu clément et miséricordieux ; qu'il soit propice à notre seigneur et maître Moh'ammed, et à sa famille.
Abd-el-Kader, fils de Mah'i-ed-Din, fils d'El- Mos't'afa, fils de Moh'ammed, fils d'El-Mok'târ, fils d'Abd^l-Kâder, fils d'Ah'med, fils d'Abdel- Kâder, fils d'Ah'med, fils de Moh'ammed, fils d'Abd-el-Raoui, fils d'Ali, fils d'Ah'med, fils d'Abd-el-Kaoui, fils de K'âled, fils de Youçef ,
fils crAli'med, fils de Racliâr, fils de Moh'ammed, fils de Maçoud, fils de T'âoiis, fils de Yàkoub, fils d'Abd-el-Kaoui, fils d'Ah'med, fils de Moh'aminedy fils d'Edris, fils d'Edris, fils d'Abd- Allah le Parfait, fils d'El-H'açan EUMatna [8], fils d'El-H'açan petit-fils du Prophète, fils d'Ali, fils d'Abou-T'àleb , fils de Hâchem (la mère d'El-H'açan était Fât'ima, fille de Moh'ammed, prophète de Dieu, fils d'Abd- Allah, fils d' Abdel-Mot' t'alib, fils de Hâchem),
Dit
Louange à Allah, maître des mondes; puisse le Dieu très-haut favoriser les hommes de science!
J'ai appris que les Oulamas de Paris (le Dieu savant, sage et fort leur soit favorable 1) ont inscrit mon nom sur le registre des savants [9] et m'ont mis au nombre des hommes de mérite. A cet honneur, j'ai tressailli de joie, puis
je suis devenu triste et soucieux : j'ai été réjoui de ce que Dieu ayant jeté le voile sur mes défauts, ses serviteurs m'ont regardé d*un œil bienveillant; mais j'ai été peiné que des personnes éclairées aient pris mon enflure pour de l'embonpoint et soufflé sur un bois impropre à s'enflammer.
Un homme éminent parmi eux m'a engagé à leur adresser une de mes compositions [lo], et, pour répondre à leur appel, je me suis empressé d'écrire ce livre, lançant ainsi ma flèche parmi les flèches.
Bien que vous ne soyez pas de leur nombre, suivez leur exemple : il y a profit à imiter les hommes distingués.
J'ai intitulé ce livre : Rappel à t intelligent^ a^^is à ï indifférent; il contient une préface et quatre chapitres.
La préface a pour but d'exciter les hommes
à se rendi\? compte des choses par rexanien et de blâmer ceux qui aquiescent aux opinions toutes faites.
Le premier chapitre contient cinq paragraphes : le premier a pour objet la supériorité de la science et des savants; le second, la définition de l'esprit qui sert à comprendre les sciences ; le troisième, les quatre vertus principales dont l'harmonie constitue la perfection de l'homme ; le quatrième, la supériorité de l'esprit et de ses idées sur les sens et leurs perceptions ; le cinquième porte sur la division de la science en louable et blâmable.
Le deuxième chapitre a quatre paragraphes :
le premier traite de la science divine; le second, de l'authenticité de la prophétie, source des sciences divines ; le troisième , de la connaissance du Prophète, et de ce qui se rapporte à sa mission ; et le quatrième, de ceux qui nient les Prophètes.
Le troisième chapitre comprend quatre paragraphes : le premier, sur Texcellence de récriture, et son invention ; le second, sur Técriturc des divers peuples ; le troisième, sur les lettres de l'écriture aiabe; et le quatrième, sur le besoin qu'ont les hommes de composer des ouvrages, et sur ce qui se rap|)orte à ces compositions.
Le quatrième chapitre esl consacré à la division des hommes, considérés d'après leur histoire, leurs connaissances et leurs diverses religions.