Cahiers, p
Mais ce n'était là qu'une vengeance secrète et elle ne suffit pas au vindicatif critique. Victor Hugo bientôt lui offrit l'occasion de marquer en public leurs dissentiments. Le 25 octobre 1835, il publia les Chants du Crépuscide, Un grand nombre de poèmes, les plus passionnés (à peu près tous ceux qui sont datés de l'année : 18..), sont consacrés à Juliette. C'est à elle qu'il dit :
Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles Était digne de toi, tant elle avait d'étoiles* !
à elle qu'il dit :
Puisque j'ai mis ma lèvre à ta coupe encor pleine; Puisque j'ai dans tes mains posé mon front pâli...^
à elle enfin qu'il dit encore :
Quand mon corps et ma vie à ton souffle résonnent. Comme un tremblant clavier qui vibre à tout moment ;