Pièce XXV
Quand tes doigts, se posant sur mes doigts qui fris-
[sonnent, Font chanter dans mon cœur un céleste instrument;
Lorsque je te contemple, ô mon charme suprême ! Quand ta noble nature, épanouie aux yeux.
Gomme l'ardent buisson qui contenait Dieu même, Ouvre toutes ses fleurs et jette tous ses feux ;
Ce qui sort à la fois de tant de douces choses. Ce qui de ta beauté s'exhale nuit et jour.
Comme un parfum formé du souffle de cent roses, C'est bien plus que la terre et le ciel, c'est l'amour ^ !
Au fond, Victor Hugo, le premier, publiait de la sorte son Livre d'amour. Rendre ainsi publique une liaison adultère, ce sont jeux de poètes. Mais, ce qui dépasse la mesure, c'est d'associer sa propre femme à l'apothéose d'une rivale. Ce manque de tact, Victor Hugo l'a eu ; c'est à sa femme qu'est dédiée la dernière pièce du recueil : Date li/ia.
Oh ! si vous rencontrez quelque part sous les cieux
Une femme au front pur, au pas grave, aux doux yeux.
Que suivent quatre enfants dont le dernier chancelle,
Oh! qui que vous soyez, bénissez-la. C'est elle! La sœur, visible aux yeux, de mon âme immortelle ! Mon orgueil, mon espoir, mon abri, mon recours ! Toit de mes jeunes ans, qu'espèrent mes vieux jours ! C'est elle! la vertu sur ma tête penchée