BiRÉ, Victor Hugo après 1830, I
2. Lettres à Olivier (Séché. Revue des Deux Mondes, 1" juillet 1904, p. 156).
tard peut-être, ou tout au moins pour sa satisfaction personnelle ^
A la fin de Tannée pourtant, Tancienne solidarité, — à défaut de Tancienne tendresse, — se réveilla un moment en lui. Le 27 décembre, il écrivait encore à Olivier :
C'est le 7 janvier que se décide l'électioii de Hugo, et par suite les nôtres. On se remue fort pour et contre. A propos, nous ne sommes plus ennemis à mort: Un cadeau du jour de Tan offert par moi et accepté par lui pour ma filleule (car j ai là une filleule) nous a permis de nous donner la main. Mais c'est tout 2.
Ce ne fut pas tout à fait tout. Sainte-Beuve saisissait avec plaisir les occasions de se rapprocher des enfants de Victor Hugo, témoins de Tamitié passée et innocents de la rupture présente. Le d9 février, il écrivait à son ami :
L'autre jour, à la soirée chez M. Lebrun, j'ai fait pendant une heure ma cour respectueuse à M>>« Léopoldine Hugo, l'aînée des enfants, la plus charmante et la plus perlée des ballades de son père. Elle a dix-sept ans. Je la traitais comme une très grande et très sérieuse personne et elle avait l'air charmé 3.
1. 30 juin. — Cet article inédit subsiste dans la collection de M. de Lovenjoul.
2. Lettres à Olivier (Séché, Revue des Deux Mondes^ l" juillet 1904, p. 171). — Cf. aussi la lettre à Pavie (Théodore Pavie, Victor Pavie^ Angers, in-12, 1877, p. 146). 11 y parle aussi de ce cadeau : c'est la propriété des Consolations qu'il avait donnée à «Dédé».