PoW-floya/, IV
Ulric Guttinguer, comme cet Arthur qui est luimême, « marié puis veuf et libre avec une grande fortune, devint la proie d'une passion..., d'une de ces passions tardives, dont Properce disait :
Sœpe venit magno fœnore tardus amor,
et qui le laissa dans un état de consternation et de ruine morale* ». Il s'était épris d'une certaine Rosalie qui l'avait torturé. Au moment où il se lia avec Sainte-Beuve, il était encore sous le coup de la douleur et du désespoir, et il se soulageait à les exprimer en vers. Ces vers, il les communiquait à son confident ; mais ce n'était pas assez pour lui : il voulait les faire parvenir à son ancienne amie :
Rapportez-moi ma furieuse épître, écrivait-il dans une lettre du 9 juillet i829, datée de Lamivoie. Il faut que j'imprime ce recueil, que je trouve moyen encore de faire arriver cela et puis, il faut partir ou la tuer! Si vous saviez mes jours, vous vous trouveriez heureux. Tous les genres d'amertume sont dans ma douleur. Que je voudrais lui faire du mal 2!
Il l'imprima en effet. C'est un volume in-8° de 112 pages, qui parut sans titre, sans lieu ni date, en 1829, tiré à 10 exemplaires^. La première page, en