Pièce XXX
Voilà un homme content de lui et de Tart avec lequel il a su traiter sur un mode grave ce sujet léger.
Il est, — ce trait semble encore plus caractéristique que tous les autres, — il est grammairien. Quand il a employé une tournure éloignée de Tusage courant, il prend bien soin ou de l'excuser, ou de l'expliquer, ou de la signaler tout au moins, pour bien montrer qu'il ne s'en est pas servi par mégarde ou par ignorance. Il note : « Le poète affecte ces phrases incidentes absolues, qui sont familières à la conversation ; mais, dans le style écrit et en vers, cela peut faire embarras, obscurité^ », ou bien : « Encore une phrase incidente absolue^», ou encore : i< Jours et mois et saisons^ pris adverbialement et comme on dit : jour et miit^». Il explique pourquoi il a employé un mol archaïque : « Ejouir ou plutôt esjoiiir, vieux mot que rejouir ne remplace pas'* ». Il donne une petite leçon de grammaire historique : à sa citation de la ballade des Neiges (Tantarij il ajoute : « Vieille ballade du poète Villon. Le mot A'antan^ qui est au refrain, signifie année 'précédente ^ année dH avant' ».