Pièce XXXII
Mais voici que cet amour, comblé, semble s'affaiblir. La pensée de Tami prend une teinte mélancolique. Un jour, — voilà longtemps : ils ne se connaissaient pas ou ne se connaissaientguère, — ilssontallés à quelque distance faire la même visite au château
d'Ecouen. Certes, en célébrant cette coïncidence, il admire que « celle qu'il aime et qui bien le lui rend » et lui-même se soient de la sorte suivis; il admire que leurs impressions aient été les mêmes,
tant Tastre qui /es lie Marchait dès leurs berceaux et les appareilla !
mais de cette rencontre il ne tire point le joyeux étonnement, Tespèce de triomphe qu'il en eût tiré jadis : son poème laisse percer une obscure tristesse ^
Ailleurs, c'est Tâcreté d'une âme désabusée, contre les illusions de la jeunesse, et la rancune contre ceux qui lui ont valu ces désillusions^. Son