‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 47 sur 166 · Victor Hugo raconté, I, 162: II · texte numérisé non relu

Victor Hugo raconté, I, 162: II

3. Livre d'amour, pièce IV. — Cf. lettre «le M"* Hu^'o k M. Asse- Une son oncle : « ...Il inc srmbic... que je ne suis pas doii^'néfr (\(t grimper les marches du Con-eil de guerre, «le c,it<^ CahiscM'- «h; guerre qui m'ont vue toute petite, i|ui ont «'-té téruoiiis de mes j<»i<rs «-t qui unt assisté à mes douleurs... » 'Victor Hugo intime. p:ir A. .\-*<;- Ufit\ p. 143.J

qu'ils s'aimaient*. Peu de mois après, commençait entre eux la correspondance qui nous a valu les Lettres à la fiancée. L'amour des jeunes gens, comme il arrive, rencontra des obstacles dans la prudence de leurs familles. « A eux deux, ils avaient à peine trente ans ; marier ces enfants eut été une folie. Victor n'avait rien, et M"* Foucher était tout aussi pauvre. — Séparons-les, dirent les familles ; si leur affection persiste, ils sauront bien se retrouver plus tard. — Et les parents cessèrent de se voir-. »

Victor Hugo possédait déjà cette force de volonté qui fut un des éléments de son génie. Il n'eut pas un instant la pensée de renoncer à son amour; mais il entreprit de conquérir celle qu'on lui refusait. Pour qu'on ne lui opposât plus son excessive jeunesse, il n'avait qii'à attendre ; quant à la pauvreté, il saurait s'en tirer par le travail. Il publia des poèmes. Il commença Han d'Islande : c'était a la fois le moyen de répandre son nom, de gagner, pensait-il, un peu d'argent, et surtout de peindre une jeune fille qui rappelât sa bien-aimée^» Ses succès aux Jeux lloraux, ses Odes royalistes lui acquirent bientôt une assez grande notoriété. La conscience

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