‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 48 sur 166 · Lettres à la fiancée y p · texte numérisé non relu

Lettres à la fiancée y p

2i Victor Huifo raconté, II, 96i 3i Lettres à la fiancée, p; 199;

LK LIVRE D'AMOUR DE SAlxNTE-BEUVE 79

croissante de sa valeur, la faveur naissante du public, après la mort de sa mère (27 juin 1821), le sentiment pénible de sa solitude l'enhardirent h courir jusqu'à Dreux, où se trouvait alors M. Foucher, pour lui demander la main de sa fille*. Cette fois, les parents d'Adèle, par tendresse pour leur enfant et par sympathie pour le courage du jeune homme, consentirent au mariage ; mais ils l'ajournèrent jusqu'à l'époque où le fiancé aurait une position assurée. Encouragé, il redoubla d'ardeur.

Au mois de juin 1822, il risqua la publication de son premier recueil, intitulé Odes et poésies diverses. Elles se vendirent plus qu'il n'avait osé Tespérer- ; les salons royalistes les vantèrent fort et leur firent un succès comparable presque a celui des Méditations ; Louis XVllI les lut et, spontanément, au mois de septembre 1822, il accorda au jeune poète une pension annuelle de 1.000 francs sur sa cassette particulière. Ces 1.000 francs de rente et les instances du jeune homme emportèrent les dernières irrésolutions des parents î le mariage fut enfin célébré le 12 octobre 1822*

C'était l'aube d'un bonheur qui ne paraissait point devoir cesser. Bientôt, une seconde pension, — de 2.000 francs, — achève de lui assurer

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