‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 51 sur 166 · Livre d'amour^ pièce VIIL · texte numérisé non relu

Livre d'amour^ pièce VIIL

LE LIVRE D'AMOUR DE îSALNTE-BEUVE 85

qu'il y a de plus pur dans ramour, de plus chaste dans rhymen, de plus sacré dans Tunion des ûmes sous Tœil de Dieu ; qu'on rêve en un mot la volupté ravie au ciel sur l'aile de la prière et Ton n'aura rien imaginé que ne réalise et n'efface encore M. Hugo dans les pièces délicieuses intitulées Encore à toi et Son nom : les citer seulement, c'est presque en ternir déjà la pudique délicatesse ^ » En terminant, Sainte-Beuve semblait môme s'excuser d'avoir trouvé des fautes et d'avoir osé les signaler : « Ce talent est tellement supérieur et il y aurait si peu à faire pour le rendre, sinon toujours égal, du moins toujours soutenu, que la critique serait coupable de dissimuler avec lui'-^. »

C'est de là qu'ils se connurent et de là qu'ils se virent^. Sans le savoir, ils étaient voisins : l'un habitait au n° 90, l'autre au n° 94 de la rue de Vaugirard. Hugo vint chez Sainle-Beuve, ne le trouva point et laissa sa carte. Le lendemain, vers midi, Sainte-Beuve lui rendit sa visite. M"'' Hugo était là, en sarrau du matin^ et assista à l'entrevue. Le critique ne mit pas le journal le Globe à la disposition du poète, quoique ce dernier l'ait cru depuis. Mais, comme dès les premiers mots on parla

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