Poésies y I
2. /ô., I, 67 : « Quand vous serez plusieurs réunis en mon nom, je serai avec vous. »
3. /5., I, 100 (minuit, 21 octobre). — Voir encore la Promenade {Poésies, I, 84).
Et Victor Hugo, payant sa dette *, répondait à ces vers par d'autres vers, non moins tendres, non moins enthousiastes :
Rayonnel il en est temps ! et s'il vient un orage, En prisme éblouissant change le noir nuage ; Que ta haute pensée accomplisse sa loi I Viens, joins ta main de frère à ma main fraternelle Poète, prends ta lyre ; aigle, ouvre ta jeune aile; Etoile, étoile, lève-toi 1
Vois l'astre chevelu qui, royal météore.
Roule, en se grossissant des mondes qu'il dévore; Tel, ô jeune géant, qui t'accrois tous les jours. Tel, ton génie ardent, loin des routes tracées Entraînant dans son cours des mondes de pensées. Toujours marche et grandit toujours^ !
De toutes les amitiés littéraires de ce temps-là, Tamitié de Victor Hugo et de Sainte-Beuve était Tune des plus célèbres. Elle était aussi Tune des plus intimes. Avec l'espèce d' « autorité impérieuse » que le grand poète exerçait alors 3, il subjuguait, il attirait à lui cette «âme seconde », pour parler comme Sainte-Beuve^. Il ne le convertissait
1. En décembre 1827, il avait déjà emprunté une épigraphe à Sainte-Beuve {OdeSj V, xxui).