‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 89 sur 166 · Correspondance, 1815-1835, p. 292 (13 novembrç · texte numérisé non relu

Correspondance, 1815-1835, p. 292 (13 novembrç

pagne contre Tinterdiction ministérielle ^ 11 paraît tout à lui ; s'il fait des réserves sur la valeur de son théâtre, c'est en secret et auprès d'un ami sûr^. Le public peut le croire et le croit le fidèle lieutenant du maître. Et Victor Hugo, lui aussi, le croit. Pour ses affaires, pour son tapageux procès du Roi s'amuse, c'est à lui qu'il renvoie ses alliés : « Sainte-Beuve peut faire l'article comme il le voudra... Voyez Sainte-Beuve^ ». Il lui écrit sur le ton le plus intime et le plus familier. Des Roches, il lui envoie des amitiés et des éloges : « Nous nous portons tous à merveille, ajoute-t-il. Ma femme fait deux lieues à pied tous lesjours et engraisse visiblement^.» Et cette année-là, Sainte-Beuve a publié, le l®"* janvier, la pièce : Oh! que son jeune cœur... faite pour M'"^ Hugo^; il compose pour elle, au mois de juin. Un beau printe?7ips qui fifit,.,^\ le 12 août, Qui suis-je et qu'ai-je fait.,,, idylle passionnée, oii il la représente serrant sur ses genoux de ses mains convulsives le front de son ami, et, la lèvre dans ses cheveux lui murmurant les aveux les

1. Correspondance j 1815-1835, p. 293. — Cf. Biré, Victor Hugo après 1830, I, 61.

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