‹ Le livre d'HénochChapitre 181 sur 278 · La porte ouest-sud-ouest · texte numérisé non relu

La porte ouest-sud-ouest

LXXVII, 1. Littéralement : « On appelle le premier vent l'oriental. » De même aux versets suivants. — Les appellations des quatre régions sont des jeux de mots sur leurs noms en hébreu. L'est, en hébreu qcdem, « qui est en tète, » est la première. — Le midi « est la région où le Très-Haut descend >> : l'auteur a vu dans le nom hébreu du midi, dûrom, l'abréviation de yiirad riim, (( le Très-Haut descend, » ou de dur râin, « le Très-Haut habite. » — L'ouest, « l'imparfaite, » en hébreu aharôn, « dernier, » en grec Oarepwv. — Le nord, en hébreu tsafôn, se divise en trois parties : chacune de ces divisions contient

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Très- Haut descend là, et réternellement béni descend surtout là. 2. La région du couchant, son nom est l'imparfaite, car là sont diminuées et descendent toutes les lumières du ciel. 3. La quatrième région, dont le nom est nord, se divise en trois parties : la première d'entre elles est l'habitation des hommes, la deuxième est dans les mers des eaux, et dans les abîmes, et dans les forêts, et dans les fleuves, et dans les ténèbres, et dans la nuée; et la troisième partie est dans le jardin de justice.

4. J'ai vu sept hautes montagnes , plus hautes que toutes les montagnes qui sont sur la terre ; d'elles vient la gelée; et les jours et le temps et l'année passent i. 5. J'ai vu sept 2 fleuves sur la terre , plus grands que tous les fleuves ; l'un d'eux vient de l'occident, dans la grande mer il déverse ses eaux. 6. Et les deux (autres) vont du nord jusqu'à la mer, et ils déversent leurs eaux dans la mer Erythrée, à l'orient. 7. Et les quatre autres sortent du côté du nord jusqu'à leur mer ^ : ■<^deux jusqu'à^ la mer Erythrée et deux dans la grande mer ; ils se déversent là — [d'aucuns disent : dans le désert]. 8. Sept grandes

i Q et le 2e groupe : « passent et vont. »

2 « Sept » manque dans le l^"^ groupe.

3 « Leur mer » manque dans U.

une allusion à un des sens de tsafôn : la première , l'habitation des hommes, de tsâfan, « se cacher » ; la deuxième, inaccessible, obscure, de tsâfan, « être caché, » au nifal; la troisième, le jardin de justice, de tsâfan, « réserver ». (Dillmann ; Halévy, dans le Journal asiatique , 1867; Chai les.)

5. Le fleuve de l'occident est-il le Nil, qui déverse ses eaux dans la Méditerranée? (Dillmann.)

6. Les deux fleuves qui viennent du nord sont le Tigre et l'Euphrate, qui se déversent dans la mer jurythrée, c'est-à-dire le golfe Persique, la mer d Oman et Tocéan Indien. Voir j^. 7 et xxxii , 2.

7. La fin du verset semble se rapporter à une tradition difl'érente que l'auteur croit devoir mentionner : certains prétendent qu'ils se déversent au contraire dans le désert. Ces (juatre fleuves sont l'Indus, le Gange, l'O.vus et l'Iaxarte (Dillmann).

îles j'ai vues dans la mer et près de la terre ; deux près de la terre et cinq dans la grande mer*.]

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