‹ Le livre d'HénochChapitre 206 sur 278 · Les prophètes successeurs d'Élie · texte numérisé non relu

Les prophètes successeurs d'Élie

54. Les flls d'Israël abandonnent complètement le culte du vrai Dieu. Si la « maison » désigne Jérusalem (cf. v. 50), on objectera que jamais Jérusalem n'a été abandonnée avant l'exil. Le Temple luimême (la tour) ne fut pas absolument délaissé, pendant les périodes d'idolâtrie. Peut-être ne faut-il pas serrer de trop prés le symbolisme de l'auteur. La maison et la tour, prises ensemble, pourraient désigner le Temple. — Un grand carnage. Allusion aux défaites des Israélites, dans leurs guerres avec les puissances voisines, particulièrement avec les rois syriens. — Eussent appelé ce carnage et eussent livré sa place. Les Israélites appellent eux-mêmes ce carnage en

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les vis abandonner' la maison du Seig-neur- et sa tour. Elles erraient en tout et leurs yeux étaient aveuglés. Et je vis le Seigneur des brebis en faire un grand carnage dans leurs pâturages"^, jusqu'à ce que ces brebis eussent (encore) appelé ce carnage et livré sa place ^. 55. Et il les abandonna aux lions ^, aux léopards, aux loups, aux hyènes , aux renards et à toutes les bêtes , et ces bêtes sauvages se mirent à déchirer ces brebis. 56. Puis je le vis abandonner leur maison ^ et leur tour et les livrer toutes (les brebis) aux lions, afin qu'il les déchirent et les dévorent, — [à toutes les bêtes.]

57. Et moi, je me mis à crier de toute ma force, et à appeler le Seigneur des brebis ' , et je lui fis voir que les brebis étaient dévorées par toutes les bêtes sau-

i Q : •■' Je vis, et quand je vis elles abandonnèrent. »

2 Le 2« groupe : i< Seigneur des brebis. »

3 Q : « dans leurs jours. »

•i T : « et elles ne revinrent pas à sa place. « — Y : « leur place. »

3 Q : « aux aigles. »

6 A, V : « la maison de leur père. »

' G, M, Q : " Seigneur des lions. »

demandant le secours des nations qui devaient les écraser, Achaz appelle à son aide Téglathphalasar : II Rois, xvi, 7-18. Cf. les prophéties disaïe à Ezéchias, qui avait commis l'imprudence de montrer ses trésors aux ambassadeurs de Mérodach-Baladan : Is., xxxix. Par là même ils livrent Jérusalem, " la place du Seigneur, » à ses ennemis.

55. Les lions et les léopards sont les Assyriens et les Babyloniens. Les loups désignent les Égyptiens. Les renards sont peut-être les peuples voisins de la mer Morte : Ammonites, etc. (Cf. v. 42.) Il n'est pas vraisemblable que les hyènes désignent les Éthiopiens (Charles, p. 242). Elles désignent plutôt les Syriens, un des peuples <|ui ont le plus souvent menacé l'indépendance d'Israël.

56-58. Le Seigneur délaisse Jérusalem et abandonne Israël, puis Juda, aux Assyriens (lions) et aux Chaldéens. Cf. Is., lvi, 9; Jér., xrr, 9; Éz,, xxxiv, 5-8. ^ Toutes les bâtes paraît une glose.

vages'. 58. Mais lui se tut en les voyant, et il se réjouit de ce quelles étaient mangées , dévorées et ravies ; et il les abandonna en pâture à toutes les bêtes.

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