‹ Le livre d'HénochChapitre 81 sur 278 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Vision des vents, de sept montagnes de pierres précieuses, d'un abîme de feu et de sept étoiles enchaînées aux extrémités du ciel et de la terre.

1. Je vis les réservoirs de tous les vents, et je vis que par eux (Dieu) a orné toute la création; et je vis les fondements de la terre. 2. Je vis encore la pierre angulaire de la terre, et je vis les quatre vents qui soutiennent

a « Et je vis les vents des ténèbres, ceux de l'hiver, et l'effusion de l'abîme de toutes les eaux. »

b Le texte grec a déplacé « la terre » et lu : « Je vis la bouche de la terre de tous les fleuves. » — Dillmann propose une leçon qui fait disparaître Tanomalie et donne un sens plus satisfaisant : « Et je vis la bouche de la source (t?jç -K-r^yr^ç, au lieu de r/jç y^;) de tous les fleuves et la bouche de l'abîme. »

8. L'embouchure de tous les fleuves est l'Okeanos ou l'abîme [tehôm hébreu), qui reçoit tous les fleuves, mais pour les alimenter à son tour. Cf. Genèse, vu, H ; viii, 2; xlix, 25 ; Dealer., xxxiii, 13 ; Prov., viii, 28; Amos, v, 8; ix, 6, etc.

XVIII, 1. Réservoirs; litt. : « trésors; » en grec, ttridaupoù; ; en éth., i)inz;Ujhel . Les réservoirs de tous les vents. Cf. Jérémie, x, 13; Job, XXXVII, 9, 13; Ps. xviii, 16; cxxxv, 7 ; Michée, vi, 2, etc. — Orné. C'est par ce mot que l'éthiopien a traduit le grec àx6(T(jir,(T£v; mais ce verbe a aussi le sens de « régir, gouverner ». Cf. Lods, Le livre fl'IIénoch, p. lï)6.

2. Pierre anyulairc de la terre. Cf. Job, xxxviii , 4, 6. — Les quatre vents, expression babylonienne; mais, chez les Babyloniens, les quatre vents ou les vents des quatre points cardinaux ne soutenaient ni la terre ni le flrmament. Notre auteur a vu dans les vents les « colonnes de la terre » de Job, ix, 6, et Ps. lxxv, 4.

la terre et le firmament du ciel. 3. Je vis comment les vents étendent ( comme un voile ) le haut du ciel , et (comment) ils se tiennent ^ entre le ciel et la terre i ; ils sont les colonnes du ciel. 4. Je vis les vents qui font tourner - le ciel , qui font coucher le disque ^ du soleil ^ et toutes les étoiles^. 5. Je vis les vents (jui, sur la terre, portent parmi les nues -^ ; je vis les voies des anges''; je vis, aux confins de la terre, le firmament des cieux en haut.

1 « Et ils se tiennent entre le ciel et la terre » manque dans D. — G, en surcharge et en titre : « où il vit les sept montagnes qui sont en pierres précieuses. »

2 Q : « portent, » au lieu de « font tourner ».

3 « Le disque » manque dans U.

^ G : « en haut l'étoile, le soleil, et tout. » — V : « les étoiles du ciel. »

5 Q, U : « sont portés par les nues. » — M : « portent sur les nues. « — Voir plus bas la note sur ce y. 5.

a « Et ils se tiennent entre la terre et le ciel. » — Ce qui est avant et après dans l'éthiopien manque dans le grec.

h « Et faisant tourner le cercle du soleil. »

c « Je vis les voies des anges » n'est pas dans le grec; — « je vis aux confins de la terre le point d'appui du ciel en haut. > — Voir plus bas note sur ce y. 5.

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