‹ Le livre d'HénochChapitre 82 sur 278 · Cf. Lxxii, o; Lxxiii · texte numérisé non relu

Cf. Lxxii, o; Lxxiii

5. Les vents qui portent parmi les nues. Ce passage est assez obscur; peut-être y a-t-il eu transposition entre « vents » et « nues » et l'original donnait-il : <( les nues qui sur la terre sont portées par les vents. » Cf. Job, xxxvii , 16. Ou bien l'auteur fait allusion au poids de la terre que supportent les vents au milieu des nuées {y. 2). — Le firmament des cieux en haut. La différence de texte entre l'éthiopien et le grec (voir plus haut, note c) vient de la ressemblance entre o-ccpéwjxa, (( firmament, » et (7Tr,piyu.a, « point d'appui ». Le texte grec donne la conception babylonienne qui fait reposer les extrémités du firmament sur l'horizon , « le fondement des cieux, » ishid shamê. Voir infra, xxxiii , 2.

50 LIVKE D'HÉNOCII XVIII, 6-8.

6. Puis je passai au sud ■'' , <^ et je vis un lieu > qui brûlait jour et nuit, où se trouvaient sept montaji^nes de pierres précieuses, trois '^ du côté de Torient, et' trois du côté du midi. 7. Or ^, (parmi) celles qui étaient à l'orient^, une'^ était de pierre multicolore ', une de perles^ , et l'autre de pierre de guérison ; et celles qui étaient au sud étaient de pierre rouge. 8. Celle du milieu s'élevait jusqu'au ciel comme le trône de Dieu : elle était en albâtre et le

1 « Trois du côté de l'orient, et » manque dans Q.

2 Tous les mss., sauf G : « or à lorient. »

3 « Une » n'est exprimé ni dans le grec ni dans l'éthiopien, mais est supposé par l'opposition de la deuxième et de la troisième montagne. — Flemming, Das Duch Henoch (texte éthiopien, p. 23, note 12 , pense que le chiffre 1 a pu tomber.

•i Au lieu de : « en pierre multicolore, » M : « en pierres de la mer; » et G : « en perles. »

3 Q : « en pierres de grêle, » au lieu de « perles ».

«1 u Au sud » manque dans le grec.

h « Trois » manque dans le grec.

c « Et celles du côté de l'orient étaient en pierre de couleur : l'une était en perles, et une autre tendue (passage certainement corrompu) de pierre, et celle vers le midi de pierre rouge. » Au lieu de TaOév, « tendue, » Diels propose de lire : îav^tWj, « en pierre de couleur violette. »

6. <; El je vis un lieu >, restitué d'après le grec. Cf. xxiv, 1-3. Le livre des Jubilés, viii, 22, place aussi des montagnes de feu au sud, dans ce (ju'il appelle l'héritage de Cham.

7. D'ajjrès Dillmann, Lexicon, col. 1392, au mol pèka, « la pierre qui guérit » serait l'anlinioine , stibiuin. Les Assyriens connaissaient des pierres qui favorisaient ou empêchaient la conception, Tenfantement , l'amour, et qu'ils appelaient pour cette raison << pierres de conception » ou « de non-conception », etc. Les Grecs et les Romains attribuaient aussi des vertus curatives à certaines pierres. Cf. Théopbrasle, Hepi Aibwv; Pline, xi, 37.

8. En nlhûlre; pêka. en éthiopien, çoux-i en grec, à moins d'y voir « l'antimoine », en hébreu /)ou/f. Cf. Ezéchiel, i , 26 : « Au-dessus du lirmanrcnt qui était sur leurs têtes, on voyait comme une

XVIII, 9-12. LIVRE DHÉXOCH 51

haut du trône en saphir. 9. Et je vis un feu ardent, et, derrière ces montagnes. 10. je vis làj un lieu, au delà de la grande terre, où^ se rejoignent les cieux ^

11. Puis ^ je vis 2 un goulTre profonds^ près, des colonnes de feu du ciel, et je vis entre elles des colonnes de feu^ qui descendaient et dont la hauteur^ et la profondeur étaient incommensurables. 12. Au delà de ce gouffre, je vis un lieu sur lequel ne •^ s'étendait pas le firmament des cieux, sous lequel il n'y avait point le fondement de la terre ; sur lui il n'y avait ni eau"- ni oiseaux.

i T2, \J2 et le 2^ groupe : « où se rassemblent les eaux. »

- « Je vis » manque dans U.

3 T2 et le 2« groupe : « un gouffre de la terre profond. »

-* Tous les mss., excepté G : « des colonnes de feu du ciel. »

â « La hauteur » manque dans Q et V.

6 Q : w sur lequel s'étendait. »

" Q : « ni ciel, ni eau, ni oiseaux. »

>i « Là seront accomplis ensemble les cieux. »

h « Et je vis un grand gouffre vers les colonnes de feu qui descendaient, et il n'y avait pas de mesure ni en profondeur, ni en hauteur. "

pierre de saphir, en forme de trône, et sur cette ressemblance de trône, il semblait y avoir comme une figure d"homme au-dessus. » 9. Derrière ces montagnes , xâTrlxEiva tùv ooéuv toOtwv. Le traducteur éthiopien n"a pas compris la crase xaV ÈTrÉxî'.va , « et par derrière; » il a décomposé ainsi : xa\ S 1-û\ èxEïva, et traduit : « et les choses qui sont sur toutes (confusion de kuellu, « tout, » avec 'ellu, « ces ■>) les montagnes. » Voir Flemming, Das Buch Henoch (traduction ) , p. 47.

11. Je vis un gouffre profond ; en grec, '/.iaux (xÉya. Cf. Luc, xvi, 26 : « De plus, entre nous et vous, il y a pour toujours un grand abîme (•/iTaa aiyx), afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous ne le puissent. -> — C'est dans ce goulTre que, d'après notre livre, seront éternellement châtiés les mauvais anges après leur deuxième et dernier jugement (xiX;. Cf. X, 6, 13; XXI, 7 -10; liv, 6; xc, 24. — Sur le feu (lu ciel, voir Genèse, xix, 24; Ps. xi, 6; Ezéchiel, xxxviit, 22.

Page 1