‹ Le livre d'Hénoch sur l'amitiéChapitre 5 sur 21 · DES OUVRAGES ATTRIBUES A IIENOCU PAR LES MUSULMANS · texte numérisé non relu

DES OUVRAGES ATTRIBUES A IIENOCU PAR LES MUSULMANS

Selon leur coutume , les historiens musulmans ont encore renchéri sur les absurdités échappées aux écrivains Israélites. Hénoch, qu'ils

appellent souvent & Ut < A3>, Celai que Dieu

a enlevé , a toujours élé en grande faveur parm

eux. Ils lui attribuent une foule de découvertes telles que celles de lecriture , de la couture , de l'arithmétique , de l'astronomie et de l'astrologie. De même que les chrétiens d'Orient , ils le confondent assez souvent avec l'Orus et l'Hermès des Egyptiens. Ils assurent que ce dernier a été roi , sacrificateur et docteur, et qu'il a ainsi mérité le surnom de Trimegiste (trois fois grand) que les Grecs lui avaient donné.

Abulfarage , dans son Abrégé des Dynasties , dit qu'il y a trois Hermès dont le premier est jaO^I Edris ou ^ As. Hénoch.

Unetradition musulmane, rapportée par d'Herbelot *, cite à l'appui de cet axiome, « la sagesse es l préférable aux richesses , » l'exemp!e d'Hénoch et de ^ Xé Coré. Dieu avait accordé au premier la science et au second d'immenses trésors , mais l'un fut élevé au ciel et l'autre englouti par la terre.

11 est aussi parlé d'Hénoch dans le joli roman persan de U^aJ?% iw,5 — .) Joseph et Za-

(1) Bibliothèque orientale, au mot w«£ Moussa.

leikha '. Joseph invoque l'Eternel au nom de la sagesse et du don de prophétie que possédait «* jyl Edris.

L'auteur du Tarikh Montekhèb dit qu'Edris fut le premier qui fit la guerre aux infidèles descendus en droite ligne de Jl )}3 Kabil (Caïn).

Les Arabes lui attribuent un livre d'astronomie relatif h l'étoile nommée Sirius par les Grecs et par les Latins : il fait partie du cabinet des manuscrits orientaux de la Bibliothèquedu roi a.

Les Turcs appellent les autres ouvrages d'Hénoch .vblXj j*0>M Edris Kilablery.

Il est rapporté dans le Kaherman Nameh que plusieurs savants, ayant consulté tous les livres d'astronomie et d'astrologie pour tirer l'horoscope de Neriman, firent enfin apporter les ouvrages d'Hénoch, non pas ceux qui lui avaient été envoyés de Dieu en qualité de prophète , mais ceux qu'il avait composés sur les sciences les plus secrètes.

(i) Manuscrit persan de la Bibliothèque du Roi, n<> 356. 2 Masateill arabe «le la mémo Bibliothèque , n° ior>3.

Ces ouvrages d'Hénoch ont toujours joui d'une haute réputation chez les Orientaux. Le plus fameux de tous , est assurément celui que les Éthiopiens prétendent avoir conservé. Quelques extraits mettront le lecteur en état de l'apprécier à sa juste valeur *.

(1) Trealise on Mahomeddan Laws and Customs , tome II, p. 44.

Bibliothèque orientale, aui mots Edris et Hermès.

QMbïtëcÇe uni» orientalisme ertôuternfce ©egcf;icf;te, tome III, p. 239.

Page 1