L OUBLI DE TOUT
Quand la Vierge à lui s'abandonne, L'homme, oublieux de tout, du ciel, du genre humain, Tient tout l'infini dans sa main, Qui presse une main mignonne.
Les mondes? comment y penser?
Mais que, sauf deux amants, tout meure sur le nôtre. Un sourire en baisant un autre Pourra tout recommencer!
SOUTI\ FIU^qAL
J'ai senti ton baiser Sur le mien se poser :
.Mon âme a fui, ravie.
Je mourrai sans effort, Ayant goûté la mort Aux sources de la vie.
Mais ne donnez qu'un jour, Rien qu'une heure à l'amour, Car le temps le profane...
Tout un beau soir d'été.
N'aurons-nous pas été?
Quelle fleur ne se fane?
Après avoir aimé, Mon cœur s'est refermé Comme se plie une aile...
Mon cœur s'est rendormi. ■ Adieu, mon doux ami.
Pour la vie éternelle!