‹ Le livre d'heures de l'amourChapitre 86 sur 97 · UXOR · texte numérisé non relu

UXOR

c'est toi qui transmettras la petite étincelle Où couve le grand feu d'un avenir divin, Et dans des milliers d'ans tu seras toujours celle Dont l'amour n'a pas été vain.

Tu seras vénérée entre toutes les femmes, Et tu seras bénie avec des pleurs heureux, Gardienne des feux sacrés, faiseuse d'âmes. Que vénèrent tes amoureux!

Peut-être ai-je passé près de ton âme offerte, Sans pouvoir accepter le don d'un tel amour. Ton Dieu, qui sait le fond de ma peine soufferte. Ne m'a pas permis le retour...

Le débauché ne voit que ta pure paupière. Car sous ton œil limpide il abaisse son œil; Ta chair semble un albâtre où veille une lumière, Et ta fierté n'a point d'orgueil.

Tu fondes la famille et tu fais la patrie;

Le dévoûment est né de ton flanc maternel,

Et l'époux, sur son cœur, à la place meurtrie,

Sent l'amour des cœurs purs, — comme l'autre, — éternel

LES î^OCES VU Tc4T[LL0C^

ON attend chez le notaire Le joli célibataire, Papillon le bien-aimé.

« Mariez-vous, ô volage, Qui promettez mariage A toutes les fleurs de mail

Le joyeux célibataire

Répond : « Hélas! comment faire,

Je n'aurais pas de maison! ^>

— « Mon fils, qu'à cela ne tienne!

Je te céderai la mienne.

Lui dit le colimaçon. »

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