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III. — L'Action, par V association et le sacrifice

Ainsi, les premiers chrétiens ont vaincu le monde, Its NE FAISAIENT Qu'uN ; fortuno, prièrcB, larmes, sang, tout était dans le trésor commun! Avant tout ils savaient se sacrifier et souffrir.

Et depuis quand prétend-on être chrétien pour jouir!

Depuis quand ce nouveau christianisme? Ah! certainement ce n'est pas le christianisme de Jésus- Christ. Le vrai chrétien souffre sur la terre et jouit dans le ciel ! Sur la terre la croix, au ciel le trône ! ! 1

Les hommes, les femmes de plaisir s'appellent chrétiens, s'écrie Tertullien, pour faire honte à Jésus-Christ. Dicuntur christiani ad contumeliam Christi.

Ou la France est irrévocablement condamnée à périr, ou il faut revenir au vrai christianisme. Tous nos malheurs viennent de nos absurdes conciliations. Pas de conciliation possible entre la lumière et les ténèbres, entre le Christ et Bélial!

Pour sauver la France et le monde il nous faut de vrais chrétiens et de vraies chrétiennes.

Il faut que les femmes reviennent toutes aux saintes traditions de la femme forte, il faut qu'elles se placent résolument devant le tabernacle et la croix et non devant leurs miroirs, leurs parfums et leurs étoffes ; il faut qu'elles se réunissent ensemble pour travailler pour les pauvres, pour visiter la

veuve et Porphelin et non pour causer, perdre le temps et danser; il faut qu'elles renoncent à leurs modes indécentes et ridicules et à leurs robes décolletées ; il faut qu'elles laissent le roman pour l'Evangile; il faut qu'à l'exemple de la femme forte, la femme du fttseau et de la quenouille, elles aussi mettent la main à l'œuvre et vivent d'ordre, de prière et d'économie ; il faut, et avant tout, qu'elles ne craignent plus de voir se multiplier leui's enfants ; n'estce pas pour elles, dit Tapôtre, la condition capitale et absolue du salut? Salvabitur autemper flliorum generationem (I. Tim.). Rien de beau comme une ^ôre chrétienne, saintement fière d'une belle couronne d'enfants, les acceptant avec joie, les nourrissant elle-même et les élevant pour Dieu et la patrie ! L'éducation de la mère est le moule de la vie.

Et vous, hommes et jeunes gens de notre France, laissez, laissez ces cafés où vous résidez presque à l'état permanent, laissez ces théâtres, temples de la volupté, laissez ces maisons de jeu où croule votre fortune et ces maisons de plaisir où croule votre santé!... Non! non! ce n'est pas là qu'on doit rencontrer un homme, un Français, un chrétien ! vous n'y en trouverez jamais un seul méritant ce titre !

Restez au foyer, aimez la famille, les joies en sont si pures ; n'en cherchez de plus pures, de plus douces qu'aux pieds des autels.

Je comprends Diogéne cherchant un homme; c'était le paganisme. Mais maintenant aurons-nous à chercher un Français? un chrétien? Non, non, ftous en avons! mais il faut qu'ils se multiplient! Il faut surtout laisser toutes les nuances politiques, tous les préjugés de parti qui nous divisent ; il faut se rapprocher, et pour cela s'embrasser sur le cœur du Christ, et ne faire plus qu'un dans son amour.

Il nous faut des hommes forts, des hommes à forte

vie, et pour cela des hommes à fortes vertus et à fortes convictions. Il n'y a pas de fortes vertus sans les sacrements de l'Église catholique, fréquemment et saintement reçus, qu'on ne s'y trompe pas, pas plus qu'il n'y a de fortes convictions sans sa doctrine infaillible, sérieusement réfléchie et bien comprise.

Pour être un homme, un Français complet, les fortes convictions religieuses ne suffisent pas : il faut aussi de fortes convictions politiques. Les convictions religieuses font le chrétien, les convictions politiques font le Français. Les séparer, c'est tuer la patrie.

Je n'oublie pas que je suis religieux et, par conséquent, aurdessus des régions de la politique. Ce n'est pas moi qui peux et qui veux en parler; mais comme tous. mes lecteurs ne sont pas religieux, et qu'ils s'agitent forcément dans ces régions, il leur faut le fil conducteur. Mon père, grand chrétien et fier Français, mêle mit en main dès l'enfance. Voici ses sages enseignements; ils sont écrits plus encore dans mon cœur que dans ma mémoire :

« Pauvre France, s'écriait-il souvent, depuis bientôt cent ans elle est en proie à un accès de vertige î C'est un châtiment! ce n'est pas trop pour ua régicide ! Toutes ses idées sont confuses, toutes sont bouleversées. Où sont nos pères, si intelligents^ si sérieux, si sages ! S'ils sortaient de leur tombeau, ne maudiraient-ils pas notre France moderne, cette France qui, plaçant son berceau en 89, répudie ses quinze siècles de gloire? Quelle ingratitude I quelle folie ! I ! »

« Moti fils, me répétait-il souvent, ne te laisse ni éblouir ni séduire : on te parlera des abus de ce qu'on appelle V ancien régime, et voilà que précisément en 89, au lieu de s'attaquer seulement aux abus, — ce qui était si raisonnable , si logique , les États généraux n'étant convoqués que pour cela, — on s'est attaqué directement smx principes, oubliant que. les

abus sont de l'homme et que ies principes sont de Dieu, et qu'on n'y touche jamais sans mourir.

a: Les principes de la véritable France, les voici :

« Dieu vivant dans le Pape, pour faire vivre par lui l'humanité.

« Dieu vivant dans le Roi, pour* faire viyre par lui la nation.

« Dieu vivant dans le Père, pour faire vivre par lui la famille.

« Et voilà que la Révolution, sortie de l'enfer et fille de la Franc-Maçonnerie et de la philosophie voltairienne, s'est attaquée à la fois et avec furie au Pape, au Roi et au Père; et Tattaque a été si violente que sans l'Église catholique qui vit toujours. l'Humanité, la France et la Famille seraient englouties

« Un jour, les branches d'un arbre entrèrent en conseil. Elles dirent entr'elles Nous sommes vingt, nous sommes cent, nous sommes mille, et le tronc ôst tout seul; nous n'avons qu'un peu de sève pour chacune, et lui a la sève tout entière Ce n'est ni raisonnable ni juste; nous sommes dans le progrès des lumières, dans la France moderne» dans l'idée moderne; 11 faut mettre ordre à tout cela. Nous sommes le nombre; au nom du suffrage universel, coupons le tronc et prenons toute la sève pour nous. Et le tronc est coupé ! mais aussi, et presque au même moment,' voilà toutes les branches desséchées, toutes les feuilles jaunies et tombant dans la boue, et branches et rameaux jetés au feu. Mon âls, la similitude est parfaite.

« La Révolution a dit : Enlevons le Pape qui se dit infaillible! Tous les hojnmes ensemble en savent plus qu'un seul. Vivent les droits de l'homme ! Et voilà que ces hommes ne sont plus même des hommes, ils se croient singes, ils veulent absolument être singes^ ils s'appelent singes! sublime dérision de Dieu.

« La Révolution a dit : Tous les Français ensemble sont plus que le Roi; enlevons le Roi! et nous serons tous rois! Vive la République ! ou tout le monde est Roi ! et voilà tous ces rois de la République esclaves d'un Gambetta!

« Ils ne veulent pas du ûls de saint Louis, et ils ont pour tyran un aventurier Génois, âls d'un marchand de vases d'ignonUnie (ayant tout naturellement pour ministre un vidangeur). Sublime dérision de Dieu !

« La Révolution a dit : Tous les enfants réunis sont plus que le père; enlevons au père le droit de disposer de ses biens et de se perpétuer dans Paîné de la famille. Vive l'égalité I A bas le droit d'aînesse 1 Et voilà qu'en détruisant le âls aîné, ils ont créé le ûls unique !... ou s'il y a plusieurs enfants, ce qui devient très-rare, la famMle s'éteint par le partage et s'engloutit ainsi ou sous les malédictions du sacrilège , ou dans les déchirements d'une stupide égalité. Encore une fois, ô sublime dérision de Dieu !

<^ Et voilà que la Révolution, fille de la franc-maçonnerie et de l'enfer, a tout détruit, tout troublé, tout gâté I

« Et tu Tas vu, mon ûls, et tu le verras encore ; j'ai vu déjà moi-même plus de vingt ou trente Constitutions, et que de régimes! tu en verras bien davantage si ta France ne revient pas au bon sens , c'està-dire à l'ancien régime moins les abus^ x^'est-à-dire au vrai, au seul régime français»

« Chez nos pères, il y avait des abus, et où n'y en a-t-il pas quand il y a des hommes ? Chez ces fous il n'y a que des absurdités et des ruines I II valait bien la peine de nous faire tant de révolutions ! »

Ainsi parlait mon père, et il ajoutait : « Mon û'is, pour comprendre ces choses , il faut plus réfléchir que lire, et il faut plus prier que réfléchir! »

Vous écouterez comme moi, chers lecteurs^ ces

conseils d'un sage et d'un saint' vous réfléchirez, vous prierez et nous aurons une nouvelle génération d'hommes.

C'est par l'enfance, c'est par la jeunesse chrétienne saintement élevée, que cette génération nous sera acquise. Pie IX l'a dit, Léon XIII ne cesse de le redire ; là est la vie, là est l'avenir.

Satan le sait bien; aussi , voyez oomme il va droit au but.

« GuBKRB A MORT A l'enfant ! » Voîlà Sa dovise.

Il faut empêcher l'enfant de naître; pour cela anéantir le mariage par le divorce, le profaner par la volupté et si l'enfant est né, il faut Farracher au Christ pour l'arracher au ciel, et toute la secte infernale ne travaille qu'à cela; elle appelle cela laïciser Téducation, G'estrà-dire anéantir l'enseignement religieux pour établir l'enseignement infernal. Pour cela elle a fait l'article 7 ; pour cela elle a fait les décrets.

« Leurs projets sataniques, dit M. C. de Meaux dans une page toute récente, embrassent l'enseignement à tous ses degrés, l'éducation populaire comme l'éducation libérale; les femmes môme n'y échappent pas..

« Ceux qui concernent l'instruction primaire menacent le peuple tout entier. Us consistent, d'une part, à rendre cette instruction obligatoire; de l'autre, à en bannir Dieu et le Déoalogue. Je ne crois pas que de* puis la Terreur rien de plus satanique ait été tenté contre l'âme de la France.

l, Diett, la BMarle, la ÏVunille, voilà lei trois amoan que j*ai eu le bonheur de recueillir au foyer I àh ! de gi&oe, ménages à chacun de vos fils ce même héritage. Dieu en récompensa largement mes parents bien-aimés, ils ont eu le bonheur de consacrer leur enfant à C6tte triple cause. Oomme fils aîné, je combats chaque jour les combats de Dieu , mon frère est mort pour la patrie sur le champ de bataille, et ma sœur est morte au foyer de la famille, consacrant à Dieu ses enfants ! Quand les verraije au ciel ! 1 1

« Parmi ces projets, plusieurs sont déjà votés par la Chambre des députés. Mais ils n'ont pas reçu force de loi ; l'application n'en est pas commencée. De là vient, sans doute, qu'ils ne provoquent pas toute l'indignation qu'ils méritent.

« Mais le jour où ils seront mis en œuvre, que ces forcenés le sachent, la France entière se soulèvera, et sur leur tête tomberont les malédictions de tous les pères et de toutes les mères. On verra le flot de l'indignation et de l'épouvante monter à des hauteurs que ne soupçonnent pas les malfaiteurs téméraires , tout prêts à le soulever aujourd'hui. »

N'attendons pas ce moment pour les combattre; pour cela, formons la Ligue du salut de l'enfance.

Le premier engagement à prendre sera de purifier, de sanctifier le mariage chrétien*. Le second sera d'économiser sur nos dépenses, pour multiplier les écoles libres et chrétiennes. Le troisième^ de nous dévouer pour cette grande œuvre jusqu'à la mort.

Voilà les armes de la victoire; en voici les préludes.

§ 3. — Préludes de la Victoire.

L'expulsion finissait à peine, que déjà le Seigneur nous donnait les arrhes de la victoire.

Les fleurs pleuyaieht sur nous pendant nos sorties triomphales, et voilà que des quatre vents du ciel et de tous les endroits de la terre pleuvaient sur eux les insultes et les mépris.

En expulsant nos Ordres religieux, ils en ont créé un nouveau : I'Ordre des Flagellants; tout ce qui porte un cœur d'homme honnête, en sera. Cet Ordre ne manquera jamais à sa mission divine; plus vous expulserez, plus il vous flagellera. «Multa flagella peccatoris. »

1 Voir, àTappendice, l'admirable prière à réciter chaque jour dans ce but, par les parents chrétiens, p. 189.

Et, chose vraiment inouie 1 ô justice de Dieu I c'est vous-même qui nous forcez à vous flageller. N'avezvous pas reconnu douteuses les lois vermoulues que vous avez eu l'audace d'invoquer contre nous? Que signifie votre Article 7? que signifient vos décrets? Si vous aviez eu des lois certaines, auriez- vous jamais pensé à eux?

Or, ici, je vous arrête !

Dans le doute, est-il permis d'agir ? Un enfant répond : « Non ! »

Et avec des lois plus que douteuses, et sans les faire éclaircir par les tribunaux, qui seuls sont compétents pour dire la valeui^ qu'ont les lois, vous immolez vingt mille citoyens français, et vous brisez le cœur de nos vingt millions d'amis!

Non , il n'existe pas de mépris assez grand pour TOUS : il faut en créer encore et vous broyer !

Pour cela, l'Angleterre a donné la main à la Russie, celle-ci à l' Autriche et à toutes les puissances de l'Europe, et celles-ci à l'univers entier.

« Jamais le gouvernement d'un grand pays ne s'est « abaissé à ce point, s'écrie le Times!., Voir un gou- « vernement marcher à l'assaut des couvents, escorté « par des bandes chargées par lui d'applaudir aux « décrets et de huer les victimes, c'est à faire bondir « le cœur d'horreur 1 Malheur à la France, si la pro- « tection d'une armée vigilante lui manquait un seul « jour ! »

Le Standard fait écho; le Nord, de Saint-Pétersbourg, l3 redit, et tous ensemble tirent froidement cette conclusion écrasante :

« Des choses semblables se renouvelant en France « chaque fois que la République y est proclamée, il « est plus clair que le soleil que la République ne « s'acclimatera jamais en France; elle est antipa- K thiquo à son tempérament et son sol la repousse. y>

Et ils ont crU| les insensés, travailler pour leur République t !

Oh ! triomphe de la justice de Dieu 1 Et commo pour stimuler encore leur ardeur vertigineuse, au moment où le dernier religieux exilé sort de Paris, voici dans cette ville affolée la rentrée triomphale de Louise Michel, « la pétroleuse ! »

Et le Voltaire, l'une des trois feuilles de Gambetta, ce sultan dictateur, lui fait cortège en disant dans ses colonnes : « Il est impossible de croire en Dieu et d'être un honnête homme 1 » Aussi, au grand jour de la rentrée de la Chambre et du Sénat, Dieu.les attend !

M. Ferry vient dire dans sa déclaration : « Messieurs, voiM savez qui nous sommes et où nous allons. »

Oui, nous le savons, vous êtes les hommes du mal et vous allez où va toujours le mal, à la ruine.

Et nous, les persécutés I nous allons au triomphe !lt Que dis-je, nous triomphons! et le triomphe a commencé le premier jour de l'attaque. Quelle union admirable entre le clergé et tous les ordres religieux! Quelle union entre tous les chefs d'Ordre réunis à Paris pour délibérer, et ne formant dès la première heure qu'un coeur, qu'une âme, qu'une volonté ! Depuis le cénacle, la terre n'avait rien contemplé de si beau ! Nous triomphons surtout sous vos haches et vos leviers. X peine avons-nous paru au seuil des portes brisées de nos couvents, la foule nous a fait de splendides ovations; et vous, venez, essayez de paraître à la Chambre et au Sénat.

Vous voilà foudroyés !!! et toute la terre applaudit.

« La chuta du cabinet Ferry., s'écrie le Times, est « un fait inou! dans Thistoire. Un cabinet qui s'est « aplati devant Gambetta pour suppléer à son insuf- « âsaace, un cabinet qui pour lui complaire a assumé « devant ses contemporains et devant les géoératioas

<c futures la terrible responsabilité des iniquités dont « nous venons d'être les témoins et qui tombe d'une « manière méprisable le jour même où il demande « son salaire 1!! »

Le Norci, organe de la chancellerie russe , ajoute : « C'est un fait sans précédent dans lôs annales du parlementarisme. »

O justice de Dieu !

Et le Times ajoute froidement : « On dit qu'on cberche à le replâtrer 1 non, non, il a reçu le coup de mort, lui accorda- t-on cent votes de confiance , il ne ressuscitera jamais. »

O justice de Dieu!

«; Mbssieurs, vot7s savbz Qtn nous sommbs et ou

NOUS ALLONS îl!

Oui, Dieti le sait, et 11 vous y envoie vite, et votre marche se précipite.

Irrbdsbo bt subsannabo !

A chaque étape de votre course affolée il y a eu un triomphe de plus pour nous.

Vous entrez au collège Sainte-Marie, de Toulouse, la f^ont haut , la rage au cœur, et voilà que le même jour vos lycéens de Carcassonne achètent une corde pour pendre leur Proviseur et il faut les expulser manu militari.

justice de Dieu!

Le môme jour où vous fermiez nos couvents à Toulouse, Dieu, par l'affaire du Triboulet, vous traduisait à la barre de sa justice, et M» Falateuf vous faisait passer sous les fourches caudines, la tête en bas et dans la boue.

justice de Dieu!

Oui, vous allez vite, si vite que j'entends déjà cette grande voix du prophète dont nous lisions la leçon à l'office le 3 novembre, au moment même où vous enfonciez la porte de notre couvent :

« Finis Venit!... Venit finis! »

« Votre pin kst venue ! Votre fin est venue I »

Et le prophète ajoute ; « Voici que je poserai sur eux toutes leurs abominations. Et ces abominations seront au milieu d'eux, et mon œil les poursuivra, et il n'y aura plus* de miséricorde. »

« Et vous saurez alors que je suis votre Dieu.

« Et scietis quia ego sum Dominus I »

Vous le saurez, quand au lieu de la sagesse il y aura chez vous la folie. C'est prédit. Leurs tyrans seront ridicules. Tyranni ejus ridlculi erunt, Hab., 1.

Le châtiment de la folie est tombé sur eux.

« C'est pour ne pas laisser annihiler le clergé séculier par les ofdres religieux que nous avons fait les expulsions. » Cela a été dit très-sérieusement au Sénat par le président du conseil, l'illustre Ferry.'

Le roi David, expulsé de Jérusalem par une révolte inique, montait pieds-nus, la tête voilée et en pleurant, la colline des Oliviers. 11 fît cette prière : Seigneur frappez de folie Achitopel, président du conseil d'Absalon. Infatua qiiœso Domine Achitopel» Et voilà Achitopel frappé à l'instant de folie; il se pend, on l'enterre, et il n'est plus question de lui. Suspe^iclio interiit et sepulius est. 2 Reg, 17.

La folie des modernes Achitopels est visible; ii quand l'enterrement?

M. Chesnelong, au Sénat, a fait entendre le glas : «Votre règne n'est plus possible; ce n'est plus un gouvernement, c'est le Jacobinisme î Vous accumulez les folies et les persécutions ! Vous violez la conscience publique, vous êtes l'anarchie gouvernementale ! » Vous le voyez : Finis venit !... Venit finis ! Et vous saurez alors que je. suis votre Dieu.! C'était le premier mot de notre Livre d'Or y qu^il soit sa conclusion.

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