‹ Le livre d'or des proscritsChapitre 22 sur 26 · AU PEUPLE · texte numérisé non relu

AU PEUPLE

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Il faut anéantir tout cela^ répondent les impies.

Peuple bien-aimé, Jttsques à quand te laisseras-tu tromper par eux? Pourquoi prêter Poreille aux impies ; te parler contre la religion ou être ton assassin, n'est-ce pas la môme chose?

Un homme sans religion est pire que la brute, et une société sans religion , c'est une vision de l'enfer sur la terre.

' Sans la religion, ces trois mots : Libef^té , Egalité , Fraternité, sont trois mensonges et trois absurdités ; avoir Dieu pour maître, c'est la Liberté; l'avoir pour juge, c'est V Egalité; l'avoir pour père, c'est la Fra^ iei-nité.

Fuis les sociétés secrètes où l'on t'enchaîne, et les lieux de plaisir où Ton t'avilit; sanctifie le dimanche, aime le travail, la prière, l'économie et les joies de la famille : là est le bonheur.

Ne porte pas envie aux riches; avec la religion tu es plus heureux qu'eux , car Dieu est ta consolation et le ciel ton héritage; un riche sans religion est plus misérable que toi.

Les mauvais journaux, en te parlant contre la religion, ne cherchent qu'a te dégrader pour mieux se servir de toi. Tous ces ambitieux ne flattent tes passions que pour mieux arriver aux places et mieux remplir leur bourse ; ils s'engraissent et te laissent mourir de faim; s'ils te font boire un jour, pour mieux te faire voter pour eux, ils te laissent le lendemain sans travail, et si tu veux du pain pour th

ftmme et tes enfknts, tu es obligé de revenir vers tes vrais amis : les prêtres, les religieux, les catholiques. Quel est celui de tes flatteurs impies qui t'accueille et te nourrit chaque jour comme nos bons Religieux!" Quel est celui autour de la demeure duquel on pourrait dire ce que répétaient les pauvres autour de chacun de nos couvents :

Et maintenant^ qui nous NOURRIBAt

Peuple bien-aimé, ne courbe plus ton front baptisé Sous le joug impie; ain^e tes vrais amis , déteste tes vrais ennemis.

Vive la Reliffion , mère de la oivilisation et de la liberté! Haine a l'impiété, mère de la barbarie et de la tyrannie!

Il est temps que le droit triomphe de la force!

Il est temps que la noble et sainte terre de France ne soit plus la terre du scandale et de l'immoralité !

Peuple, debout! chante la détivrance ; Le Christ est là, c'est ton libérateur :

Avec le Christ, |»aix, bonheur, abondance!

Avec le Christ, toujours gloire et grandeur !

Vive le Christ! vive la France I

tiB CLÉRIGALISMJB BST-It L'BNNBMI?

Trois hommes, ou plutôt trois démons incamés, se sont rencontrés proférant trois horribles blasphèmes.

Le premier a dit en parlant de Notre -Seigneur Jésus-Christ : Ecrasons l'infâme. Le second a dit : Dieu, if est le mal. Le troisième a dit : Le c^Jricalisme , voilà l'ennemi.

Ces trois blasphèmes, peuple bien-aimé, méritent ton éternelle exécration; mais le dernier est le plus gatanique, parce qu'en attaquant le Clergé il attaque à la fois Dieu et le Christ. Il renverse l'œuvre divine elle-même et frappe au coeur l'humanité.

Ce Clergé que le Blasphémateur impie appelle V ennemi^ c'est l'admirable sacerdoob catholique étab /> {)ar Notre-Seigneur Jésus-Christ pour continuer après ui l'œuvre du salut du monde. Par lui a été réalisée la civilisation chrétienne, par lui l'esclavage antique a été détruit. Le Pape« les EiVÔauQS, les Prêtres, les

Religieux, le composent, et comme ilndique le nom de clerc qui signifie : partage ^ ils ont choisi pour unique partage le service.de Dieu et de leurs frères.

Les Cléricaux sont ceux qui les respectent et les aiment.

Les Anticléricaux sont ceux qui les méprisent et les persécutent.

Or, je te le demande, peuple bien-aimé, mépriser et persécuter un homme précisément parce qu'il s'est voué au service de Dieu et de ses frères, n'est-ce pas être fou et fou furieux?

On dira peut-être : Il y a de mauvais prêtres. Je répands : Parce que Judas a été un mauvais apôtre , faut-il mépriser rapostolat? Parce qu'il y a de mauvais soldats, de mauvais médecins, de mauvais juges, faut-il mépriser la médecine, la magistrature et l'armée? Or, l'armée ne garde que ton territoire, la magistrature tes biens, la médecine ton corps et le clergé garde ton âme, ta dignité, ta liberté et ton éternité 1 Aussi l'humanité a-t-elle toujours prodigué au Sacerdoce son respect, son amour qt sa reconnaissance.

Un Français surtout ne peut mépriser les Prêtres et les Religieux sans être un monstre d'ingratitude; aussi, pour prononcer cet horrible blasphème, a-t-iî fallu rencontrer un étranger, qui s'est engraissé et enrichi en ruinant et en démoralisant la France.

Non ! non ! jamais un Français n'aurait dit : Le Cléricalisme^ voilà l'ennemi. Nul Français n'ignore que les Evêques, les Prêtres et les Religieux ont défriché, civilisé, instruit la France, l'ont formée, en un mot « comme les abeilles forment leur ruche » et l'ont placée au premier rang des nations, rang qu'elle n'occupera qu'autant qu'elle aimera ses Prêtres et ses Religieux et qu'elle restera fidèle à son antique devise : Yive le Christ qui aime les Francs,

Conclusion. — 1" Dieu tient fait à lui-même ce ce qu'on fait à ses Prêtres et à ses Religieux. Tous ceux qui les aiment sont bénis : individus , familles , nations. Tous ceux qui les persécutent sont maudits;

l^*» Attaquer le clergé catholique c'est s'affirmer s tu pide, immoral et ingrat. N'est-ce pas, en effet, dans

le Clergé catholique qu'on admire les plus illustres orateurs, les plus beaux génies, les plus grands saints et les plus grands amis de Fhumanité ?

Gloire et amour au clergé catholique !

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