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CAMPAGNE DE TUNISIE

Après la signature du traité du Bardo (12 mai i88i), conclu avec le bey de Tunis, la dislocation du corps expéditionnaire, commandé par le général Forgemol, avait eu lieu le 16 juin 1881.

A peine les troupes françaises avaient-elles quitté la régence qu'une grande efitervescence se

manifestait parmi les populations. Le centre de la Tunisie était infesté par des bandes nombreuses de tribus révoltées qui prenaient leur mot d'ordre des sectes religieuses de la Tripolitaine. Ali'ben-Kbalifa s'était mis à la tête de l'insurrection.

Le Gouvernement décida l'envoi de troupes, et le général Sanssier fut mis à la tête du corps expéditionnaire.

Le 4« bataillon du 8« de ligne, fort de 600 hommes, sous le commandement du lieutenant-colonel Deboro, fut dirigé sur la Goulette, où il débarqua le <7 septembre i881, et s'installa au camp de la Manouba, qu'il quitta le i''^ octobre pour prendre part aux opérations actives.

Ce jour même, la gare de l'Oued-Zargua ayant été incendiée et les employés assassinés, le lieutenant-colonel Deboro se porta dans cette direclion avec une colonne de secours et poussa jusqu'à Daja. Attaqué à trois reprises différentes par les Arabes, il força ces derniers à la retraite, après leur avoir fait subir des pertes sensibles.

Le bataillon, placé dans la colonne du colonel Mennessier de la Lance, participa le 5 octobre à un combat d'avant-garde, et dégagea la route de Testour que les Arabes avaient tenté de couper. Le 6, ces derniers attaquaient le camp français : une attaque brusque et énergique du bataillon décida la fuite des Arabes vers le gué de rOued-Ciliaua. Dans cet engagement, le soldat GuiLLEMiNOT fut blcssé au bras.

Le 3i octobre, le bataillon opéra sa jonction avec la colonne du colonel Laroque, participa à une série de reconnaissances et alla s'installer, le 24 décembre, à Tébourba, protégeant par ses

détachements les stations voisines du chemin de fer de Tunis. Il y séjourna jusqu'au mois d'octobre 1882, époque à laquelle les opérations militaires proprement dites étant terminées, il alla camper à Eilez, et procéda aux travaux d'Installation du camp.

Vers la fin de mars 1883, le bataillon reçut Tordre de rentrer en France, débarqua à Marseille le 16, et rejoignit Boulogne, sa nouvelle destination, le %l mars.

Le 8^ avait, pendant cette campagne, tenu honorablement sa place dans le corps expéditionnaire composé de jeunes troupes. Il avait fait preuve des plus belles qualités militaires : esprit de discipline, dévouement et entrain, au milieu des plus dures fatigues. Par Ténergie avec laquelle il avait abordé l'ennemi, il continuait les belles traditions de ses devanciers et donnait à tous confiance et espoir dans l'avenir.

TABLEAU No 1

Noms des chefs de corps de 1569 à 1889.

Bégiment de Champagne

1 DE GOHAS.

Il 22

DE Sainte -Colombe,

Jean.

de Saints -Colombe,

Jacques.

Duc D ËPERNON.

DE MONTGASSIN, JcaU.

DE MoNTGASSiN, Antoine.

Comte DE Grandpré.

Comte DE RiEux.

Comte DE Charny.

Marquis d'O.

Marquis de Montre- VEL, Charles.

Marquis de Montre- VEL, Ferdinand.

Arnaud du Fort.

Marquis de Toiras.

Marquis deV arennes, Charles.

Marquis deVarennes, Roger.

Comte d'Origny.

Comte DE Broglio de Revel.

Marquis de Bellefonds.

Comte DE Grionan, François.

Comte DE Grionan , Louis.

Marquis d'Ambres.

Tué au siège de La

Rochelle.

Tué au siège de Dom-

froat.

Tué au siège de Saint-

Jean-d'Angély.

Tué au siège de Royan.

Maréchal de France

Tué à Parme.

Tué au siège de Loa-

vain.

Tué au siège de Grare-

lines.

Tué au siège de Lérida.

Maréchal de France.

Régiment de Champagne (*uiie).

Marquis de Monis-

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