VI PRÉFACE
serai plus sage et Je m efforcerai (T obtenir ma grâce, » Shakespeare te laisse là et né nous en dit pas davantage. Il est las, lui aussi, d'avoir inutilement voulu instruire les hommes, et il disparait dans sa retraite de Strafford sur oAvon, juste le temps qu il faut pour oublier les hommes, planter un mûrier et s'entendre avec Dieu. Trospero avait promis i expliquer, en tête-à-tête, avec ses amis, en une heure de loisir ce qui pouvait paraître obscur dans les événements et la philosophie de la Tempête. Shakespeare ne s^en soucie plus et meurt en nous laissant cette énigme à deviner. zMoi, fy renonce. Faut-il te t avouer, Caliban ? il y a dans cette Tempête non seulement bien des choses qui m'échappent, mais quelques autres qui ni ennuient. Toi qui as vécu auprès de Trospero et qui utilises si bien maintenant tout ce quil ta Jadis enseigné, tu devrais bien nous dire ce quil pensait. Ty autant plus que si J'en crois un nouveau magicien qui a soulevé de bien autres tempêtes que celle oii cAlon\o a failli perdre la vie, si fen crois l^nan, tu as bien profité des leçons de Trospero. Tu tas finalement détrôné; tu as pris sa place; tu as substitué la république que tu rêvais à la monarchie