LES HAUTES CIMES
J’irai boire l’eau' vierge aux sources des grands fltuves; Mes pieds se poseront sur l’azur du glacier.
Je veux baigner mon corps aux flots des brises neuves, L’éther le trempera comme l’onde l’acier.
Dormons sur une cime avec effort gravie ;
Dans la neige éternelle, il faut laver nos mains ;
L’air fait mouvoir là-haut des principes de vie,
Allons l’y respirer, pur des souffles humains.
Montons ! le vent se meurt aux pieds du roc immense,
Le doute ne sauratt flotter sur ce haut lieu ;
Montons ! enveloppé de calme et de silence,
Sur ces larges trépieds j’entendrai parler Dieu.