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Mon cœur a son secret, mon âme a son mystère : Un amour éternel en un instant conçu.
Mon mal est sans remède; aussi j’ai dû le taire, Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su.
Hélas! j’aurai passé près d’elle, inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j’aurai, jusqu’au bout, fait mon temps surla terre, N’osant rien demander, et n’ayant rien reçu.
Pour elle, quoique Dieu l’ait faite douce et tendre, Elle passe son chemin distraite et sans entendre Le murmure d’amour élevé sur ses pas.
A l’austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d’elle :
« Quelleest donc cette femme?» et ne comprendra pas.
Félix ARVERS.
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LA MARGARIDETO
A zMàrgarido de <T{pchas.
Aièr, emé ta grando ami go, apereila,
Vous lucave au pradoun. Tu, pichoto courriolo, Desalerîado après lis alùdi bestiolo, '
Bicant li pimparello encéuclado de la.
Elo, apensamentido e lou sen treboula, S’enchantavo pas rèn dôu vôu di parpaiolo,
E se culié la flour de la blanco auriolo,
La vesiéu, de si det fernissènt, la chapla.
Pièi, de retour, coume Un p'erfum que s’escaraio, Clafissiés, de ta gau d’enfant, touto la draio.
Elo anavo, enterin, lou front quasi neblous.
Acô vesènt, se favo un que sabe : « O chatouno, Longtèmsgardo toun corde meina, toun iue bious; Longtèms laisso à la flour lou la de sa courouno. n
A. de Gagnaud
Pourchiero dis Aup